
L'atelier du fond , Avant de te répondre sur la laque, voici quelques réflexion sur l'agencement sans équipement.
Tout d'abord un constat : Nos réponses correspondent à des réponses de professionnels, nous n'avons pas les mêmes besoins que les amateurs en termes de rentabilité et de qualité (ce n'est pas une critique des amateurs, j'en fus un en mon temps avant de passer dans le monde pro, la racine d'amateur est "aimer" et c'est ce qui compte). Il ne s'agît pas pour la plupart des artisans de travailler pour le luxe (là, le méla n'est pas trop prisé d'ailleurs) mais de fournir un produit dont la qualité est en rapport avec le prix pratiqué. Il faut être conscient dès le départ que sur quelque chose d'aussi standard que du caisson, il est impossible d'être compétitif par rapport au grands faiseurs comme les usines qui bossent pour le suédois où tout est automatisé de A à Z et dont la qualité est déjà plus que raisonnable. Si l'on veut vendre des caissons fabriqués par nos soins au juste prix, il faut donc pouvoir justifier d'une différence. Cette différence est produite par le sur-mesure et une qualité perçue supérieure le tout réalisé dans des temps réalistes. Bien sur pas d'éclats (c'est quand même un minimum), chants PVC de 1mm ou mieux 2mm, perçages nickel et placés où le client veux (pas de system 32 en rafale par exemple) ... Tout ceci demande soit du matériel, soit du temps, de la précision et du courage à revendre.
La première solution, si tu veux te lancer dans l'agencement sans investissement, c'est de commander tes caissons chez des fournisseurs comme Foussier ou LMC et de te concentrer sur les façades et l'habillage. Une autre solution est de faire usiner tes panneaux par ton fournisseur au moins pour le débit et le placage de chant et de commencer ton travail à l'assemblage. Si tu as un peu de matériel, tu peux envisager de produire toi même mais ce sera long.
Imaginons que ton atelier comprenne un combiné scie-toupie sans inciseur et sans chariot ainsi que d'une scie portative type TS55 (le minimum pour démarrer sérieusement). Tu vas commencer par pré-débiter tes panneaux (2800x2070 en standard, si tu es seul bon courage ) ensuite du va les mettre à la cote avec ta scie sur table en utilisant une lame à gouges qui limitera quand même bien les éclats au moins sur le dessus (une face jolie ça suffit pour les éléments de caissons puisqu'ils sont dissimulés par l'habillage) Si les 2 faces doivent être visibles (ex étagère mobile ou porte) il va falloir reprendre 2mm à la toupie sur le pourtour en utilisant un outil à plaquettes parfaitement affuté. Ensuite viendra le placage des chants. Pour ça laisse vite tomber ton "bon vieux fer à repasser" qui ne te permettra que de placer du chant thermo-collant méla ou papier en 0.3 ... une horreur !!! Si vraiment tu ne peux investir dans une petite plaqueuse portative pour chant thermo comme la Viruteux AG98 (la mienne a plaqué quelques kilomètres avant d'être remplacée par une stationnaire) il va te falloir coller du chant PVC 1 ou 2 mm à la néoprène ce qui est certes long mais bien plus qualitatif que du 0.3. Bien sur coupe en bout, arasage et ponçage.
Ensuite il te faudra réaliser les perçages : embases, étagères, glissières ... là rien de bien onéreux, juste une perceuse et une bonne mèche. Idéalement des (bons) gabarits pour être précis sinon un réglet, un crayon, de la patience et des bons yeux.
Enfin viendra le temps des usinages d'assemblages. Au minimum, il te faudra une fraiseuse à lamelle (les tourillons pour un atelier faiblement équipé je n'y crois pas) et assemblage par vis (visibles à l'extérieur) ou collage à la Kléberit 308 (long en temps de serrage et gourmant en serre-joints et en place)
Maintenant, fait la somme du temps passé et multiplie la par ton taux horaire, pas les 15€ de l'heure classique quand on se dit "je vais me payer au SMIC" mais le vrai. Celui qui te permettra de te payer un peu (sans doute pas le SMIC), de payer tes charges fixes (local, téléphone, RCP, amortissement et frais de maintenance de l'outillage ...) ajoutes y le prix de la matière augmenté de ta (éventuelle) marge et tu auras ton prix de vente. Compare ça au prix d'un caisson tout fait ainsi qu'à sa qualité et décide le mieux pour toi et ton client. Maintenant, si c'est pour toi et que le temps ne compte pas vois juste le prix de la matière et la qualité finale.
J'en viens (enfin) à la laque PU sur MDF: Pour la marque, perso j'utilise du Sayerlack mais ce n'est qu'un choix induit par mon fournisseur. D'autres doivent être équivalentes. Pour l'équipement, il te faudra au minimum un compresseur 17L/Min en 100L ou mieux 24L/min toujours en 100L (plus gros c'est mieux mais ça va déjà. Pas moins) ensuite un pistolet de qualité raisonnable. Par exemple un Arnest Iwata AZ3 HTE2. Et enfin un (gros) ventilateur pour évacuer le brouillard (par une fenêtre si tu as une pièce dédiée ou même à l'extérieur sous un appentis)
Pour la méthode (c'est celle que je pratique il doit bien en exister d'autres) Tu commences par traiter les chants au pinceau avec un jus composé d'apprêt garnissant (TU0276 chez sayerlack, les valeurs que je donne corresponde à cette marque) pour 2 volumes additionné de son catalyseur pour 1 volume le tout dilué avec 1 volume également d'acétone. Tu en badigeonnes généreusement tes chants préalablement poncés au 180 (ils doivent être exempt de toute trace d'usinage) Tu laisse sécher et tu n'égraine surtout pas. Tu prépare ensuite ton apprêt normalement pour la pulvérisation (2vol d'apprêt, 1vol de cata, on parle d'une préparation à 50%, et 10 à 20% de diluant PU). Tu applique une couche sur tes contre-faces et les chants. Après séchage, tu égraine les chants et tu appliques une couche sur tes parements et sur les chants à nouveau. Ensuite tu égraine faces, contre-faces et chants au 320 sans insisté trop. En général, ça suffit et tu peux passer direct à la laque. sinon tu repulverise une nouvelle couche sur les 2 faces et les chants. Une couche de laque (TZ9925 le plus souvent) sur chaque faces et les chants (qui reçoivent donc en réalité 2 couches) et soit c'est fini soit tu égraines et tu termines par un vernis de finition du brillant (on dit gloss) souhaité. Je ne rentrerais pas dans l'ultra-brillant qui demande d'autres étapes après.
Voilà désolé d'avoir été si long.

Tu es déjà très bien équipé pour bosser donc pas de soucis de qualité je pense (regarde le pas à pas que l'on fait sur notre nouveau local ... tu verras d'où je suis parti ).
Pour les fournisseurs, je me fournissais chez Panofrance pour les chants PE (en fait ils commandent chez Ostermann) Sinon j'ai été démarché par Hranipex qui vend par commande sur leur site. Tu peux peut-être prendre contact avec un commercial. Pour l'EB25, en 1mm ABS/PVC c'est sur elle le prend en 2mm je ne sais pas. Pour le nouvel atelier, on a trouver une plaqueuse Bi-matic d'occasion à 5000 HT avec bac de colle, araseurs en 1/4 de rond et franchement c'est de la balle. Par contre, C'est une usine à gaz et mieux vaut acheter ce genre de truc chez un fournisseur qui va pouvoir la réviser entièrement avant l'installation. En plus niveau maintenance, mieux vaut être rigoureux. Ca balance une quantité de cochonneries impressionnante et il faut nettoyer après chaque utilisation.

trente six seb ,le meilleur moyen que j'ai trouvé, c'est une EXCELLENTE mèche 3 points toujours parfaitement affutée

Ben Kentaro si tu trouves un matériau qui se laque aussi bien que le mdf (à part le tilleul massif) et qui offre le même rendu, je suis preneur. Il y a le mdf 100% feuillus et le mdf "light" avec du résineux et impossible à finir vite et bien. Pas le même prix et pas la même came donc à voir.

Essaye cette méthode (si tu laques en pu) tu prépares un "jus" avec de l'appret (produit+cata) dilué à 50% avec de l'acétone. Tu badigeonnes généreusement tes chants au pinceau. Tu laisses sécher et une couche d'appret sur la contre face et les chants (sans les avoir egrainés avant) tu laisses sécher puis egrainage et apprêt sur les faces. Egrainage chants et faces puis laque contre face et face. Egrainage faces et chants et vernis de finition faces et chants. Rendu rapide et efficace sans placage des chants.

Merci lattellu !

Merci à tous pour vos réponses ! Je vois le commercial de l'affuteur jeudi je lui demanderai au pire méthode etiennedesthuilliers

Merci Olivier Vernhettes

Merci Boisenformes ! Pour les vigi, il remplace le DDR en tête ou il viennent en supplément ? Le DDR de tête peut-il être considéré comme une coupure générale ?

Merci pour les précisions Ara. Pour le disjoncteur sous le tableau, oui c'est bien le 400mA de branchement. Les disjoncteurs tétra présents sont en courbe C. Je vais voir avec l'installateur mais je pense qu'il va falloir que je les remplace par des D pour ne pas disjoncter à chaque démarrage. Pour les DDR sur chaque module, ça a l'air beaucoup mieux après réflexion. Comme ca si j'ai une machine en défaut, les autres ne s'arrêteront pas si j'ai bien compris. J'ai regardé un peu et je pense mettre un inter sectionneur en tête de tableau comme coupure générale sur le tri pour pouvoir couper les machines la nuit ensuite un disjoncteur accouplé à un module vigi pour chaque machine tri et un DDR par phase pour le mono suivi bien sûr d'un disjoncteur pour chaque ligne en essayant d'équilibrer les phases au mieux.

Bonjour Boris Beaulant , Le détail de tes plan est un régal. Pour le dessin des assemblages, tu utilise VMS_Up ou une autre méthode ?

Erebor Hélas oui mon temps est contraint, par les délais clients, par le besoin de sortir un volume de chantier de l'atelier pour payer les charges fixes, les materiaux et nourrir mon équipe et moi-même. On n'investi pas de telles sommes sans réfléchir au gain d'usage et au gain financier. Enfin moi, pour d'autre ça peut être différent !

Entierement d'accord avec toi Yvon Rolland , à part à avoir un client qui refuse les px de particules et qui est prêt à casser sa tirelire pour des caissons en latté ou en CP (j'en ai un comme ça ) L'interet de faire des caissons avec un materiau bien plus cher me laisse pantois. Pour l'épaisseur, le 19 est un standard bien répandu. Je valide aussi tes propos sur les pieds réglables et l'humidité. Sinon Thom38, dans ta conception, sur la partie de droite, j'ai l'impression que tu ne fais pas de caissons indépendants mais une suite de joues ne formant qu'une seule structure. Si tel est le cas, réfléchie bien à cette solution parce que tu risque de t'en voir des sérieuses pour la mise de niveau.
Pour finir, voici quelques conseils qui n'engage que moi : Caissons sur-mesure oui mais séparés. Pieds réglables pour mise à niveau et humidité. Economise sur la matière invisible et concentre toi sur ce qui est une réelle plus value qualitative (quincaillerie de qualité et pérenne, chants méla 1mm ou 2mm en PVC éventuellement fais couper tes px par ton fournisseur + placage de chant si tu n'est pas équipé pour faire propre et concentre toi sur l'assemblage des caissons.
Bien d'accord avec toi