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C'est une illusion de se dire qu'un tourneur fera cela pour moins cher, sauf à avoir un copain qui le fera pour s'amuser. Un tourneur métal professionnel le produira pour sans doute bien plus cher ou alors, c'est qu'il a vraiment très faim... Avec les productions chinoises à bas pris, on a oublié la vraie valeur des choses...
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Bonjour Pierre,
Je vous remercie d'avoir posé cette question qui fait du sens et je vais essayer d'y apporter une réponse appropriée.
Il est habituellement convenu qu'un vaisselier en chêne rustique est réalisé selon les techniques de menuiserie traditionnelle, à savoir une conception avec un bâti constitué de montants, traverses et longerons constituant des cadres dans lesquels sont insérés des plateaux habituellement de fine épaisseur. IL est considéré par la profession que c'est la méthode la plus appropriée pour réaliser un meuble de caractère, qui tient compte au mieux des propriétés du bois, à savoir sa propension à se dilater/rétracter sous l'effet des différences d'hygrométrie. Je vous invite à vous documenter sur les techniques traditionnelles de menuiserie, ainsi que sur les effets de l'hygrométrie sur le bois.
Il est à noter que le style rustique à la mode dans les années 70 et 80 du vingtième siècle comprend le plus souvent des moulures, et un design des portes en chapeau de gendarme. Le chêne est le plus souvent teinté de couleur sombre. Je vous invite à vous documenter sur les technique permettant de teinter le bois et les finitions appropriées.
Après analyse des rendus sketchup que vous m'avez communiqués, je dirais que ce projet est plus proche du style dit industriel développé et à la mode dans les premières décénies du 21ième siècle, en référence au mobilier industriel généralisé au siècle précédent dans les usines et qui rencontre un intérêt certain auprès des populations citadines et tertiaires nostalgiques d'un passé révolu qu'elles n'ont pas connu. La dénomination "vintage" ou "meuble de métier" serait également appropriée, en référence à l'engouement de ces mêmes populations citadines pour l'artisanat et l'idée de métier, terme qu'elles ont du mal à appliquer à leur activité rémunératrice actuelle.
Enfin, si vous souhaitez absolument réaliser des portes planes en bois massif, qui ne soient pas conçues selon les techniques traditionnelles avec un cadre, vous vous exposez à des risques importants de tuilage dû aux phénomènes liées à la sensibilité du bois au degré d'hygrométrie, comme je l'ai exposé plus haut.
Dans ce cas, la technique habituellement retenue par les professionnels est de réaliser ces portes avec un bois composite, contreplaqué, mdf, multiplis, sur lequel vous aurez plaqué une fine couche de chêne. je vous invite à vous documenter sur les techniques de placage et d'ébénisterie.
Il est à noter que la technique des fers plats pour empêcher le tuilage est généralement considérée comme très aléatoire, le bois massif ayant le plus souvent une force bien supérieure à la rigidité d'un simple fer plat. Il faudrait pour contenir le bois des profilé d'au moins 25 mm de large. De plus, il faut fixer ces fers au bois, et les vis sont alors en situation d'arrachement. Il faudrait alors pour bloquer les mouvements du bois, des boulons traversant, prenant le bois et les fers des deux cotés avec de larges rondelles pour empêcher l'enfoncement des têtes de boulons. Les trous dans les fers devront être de forme dite oblongue, afin de permettre au bois de se dilater/rétracter en fonction du degré d'hygrométrie déjà évoqué. La question de l'esthétique d'une telle méthode peut être discutée.
Vous pouvez me poser des questions complémentaires si vous souhaitez approfondir ce sujet qui est complexe.
Kentaro00
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Les sections ne sont pas énormes. Des vis risquent de faire éclater le bois et le fendre surtout si tu en mets plusieurs.
Les vis biaises sont une très mauvaise idée. Elles ne serviront absolument à rien dans des pièces de si petite section et n'auront auucune force et cela éclatera encore plus.
Je ferais tout collé (avec pressage, en faisant bien tout coincider). Une fois bien collé, perçage avec tourillons de 10 mm. C'est bien plus facile que de faire des trous pour les tourillons avant collage, et faire en sorte que tout coincide...
Prend de la colle blanche pour extérieur. La PU ne sert à rien.
Cela restera quand même ensuite une structure un peu fragile. Ne pas sauter dessus, ou s'affaler brusquement, ou pratiquer des choses supposant des mouvements un peu désordonnés...
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Il y a deux approches:
Tableter et faire en sorte que la planche coincide parfaitement avec la courbure du toit. Ze problème, c'est que cela va faire tordu et perso, j'aimerais pas...
Laisser un espace entre le toit et le meuble, le meuble étant lui bien droit. Perso, je préfère cette solution, avec un meuble bien fait et bien d'équerre, tout en accentuant l'espace entre le meuble et le toit.
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De toute façon, à l'extérieur, non abritée, la table va s'abîmer, et il y aura des infiltrations dans les assemblages quels qu'ils soient et quelques soient les finitions et autres "protections".
Tu peux éventuellement faire un petit "toit", comme les Japonais (chapitre "cerise sur le pudding")
Par contre, si tu la laisses à l'extérieur, le bois va sans doute gonfler, et cela risque de coincer dans les mortaises. Le démontage ne sera pas facile. IL faudra alors laisser la table dans une pièce chauffée pendant un certain temps pour la faire "dégonfler".
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Sans trop comprendre les subtilités de la charpenterie, si on fait une petite analyse sommaire des forces en présence:
Si l'arbalétrier est "flexible", la jonction se faisant au niveau de la contrefiche, le poids du toit est en partie transféré sur le milieu de l'entrait, à la jonction avec le poinçon.
Il va donc falloir pas mal renforcer/ consolider l'entrait au milieu (pieds au dessous, mur, etc...).
La jonction en bas, arbalétrier/entrait va aussi beaucoup souffrir, cela va avoir tendance à s'écarter, l'entrait jouant à plein en tension.
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C'est tout bête: Faut contreventer, arquebouter. Mettre des diagonales, trianguler.
Oui, ça va changer le "design".
Mais faut savoir...
Je reprends!
Tel qu'il est actuellement:
le plateau n'est pas assez épais, il est souple et amplifie les mouvements des pieds.
Les pieds sont vissés dans le plateau: ce n'est pas suffisant pour éviter qu'il y ait des jeux. Les deux surfaces (bois et métal) ne sont pas parfaitement planes (vues à la loupe). Donc, les "sommets", les trois points de jonction entre le métal et le bois (car il n'y en a que trois, c'est de la physique) font office de rotule. Donc, ça bouge.
- De plus, les vis travaillent en cisaillement. Elles se mettent de travers, et amplifient le jeu.
Donc, tel qu'il est, il est impossible d'éviter que cela bouge.
Le seul moyen d'éviter que cela bouge, c'est de faire des triangles. Comme sur une charpente. Un triangle, c'est indéformable.
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C'est quoi ce client qu'est pas content parce que la table qu'il a mis à l'extérieur est en train de bouger et qu'il y a une chtite fente de rien du tout entre deux lames ???
Il sait ce que c'est que le bois ?
Même sous abris, le bois, ça gonfle, se rétracte et peut fendre.
Il a déjà entendu parler du Principe d'Entropie, le monsieur ? Principe fondamental de la physique: l'ordre tend vers le désordre, le désordre remplace l'ordre, rien ne dure, tout s'abîme, tout se détériore...
Fallait qu'il prenne une table en plastique, au moins, elle aurait duré plus longtemps que lui...
C'est quand même incroyable, ces gens qui ne savent rien, qui veulent du "parfait", alors qu'ils n'ont aucune connaissance des choses...
Faut leur faire comprendre, à ces gens ignares, que les choses, elles vivent...
(ceci étant dit, on ne colle pas des planches cote à cote sur une table destinées à l'extérieur... On laisse un vide entre chaque planche. Donc, éventuellement, tu refais le plateau, tu scie les lames aux jointures, et tu laisses un interstice entre chacune).
Et si c'est lui qui avait commandé expressément un plateau plein sans interstices, ben, c'est pour sa pomme.
Ah oui, aussi... Le châtaignier, y a du tanin, et le tanin, ça peut faire des coulures... C'est comme ça, et y a rien qui puisse l'en empêcher. Alors, le monsieur, il va prendre une bonne brosse, et il va brosser ses belles dalles en "pierres de pays, ma chère"...
Et pis, il peut être content que le plateau soit resté d'une belle couleur claire. Paske dans quelques années, tout aura bien jauni, avec des parties plus foncées, peut-être noirâtres, paske le tanin, ça noircit... Cela fera un très bel ensemble, bien vieilli comme il faut.
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C'est une pièce de musée que tu veux faire ? Un truc qui doit être parfait de chez parfait ? Le bois est déjà parfaitement lisse, finit au racloir aux petits Zoignons? C'est déjà une merveille absolue qui ne demande qu'à être transcendée par la finition ?
Mes trucs en chêne, je n'ai jamais passé ni bouche pore, ni fondur ni koikessesoi... Un vernis, c'est tout.
Faut arrêter de jouer aux maniaques et de se faire croire qu'on joue aux P..P...PPPProfessionnels.
Un truc d'amateur, c'est un truc d'amateur, pas une oeuvre de Pro.
Faut arrêter de faire de la consommation pour la consommation pour enrichir les fabricants de perlimpimpins.