
J'ai vu des gens qui brulaient leurs pans au chalumeau pour éloigner les bestioles aussi.
M'enfin, j'sais pas ce que ça vaut, j'ai jamais fait.

JulesL J'ai pas d'avis en fait.
J'parle juste de mon experience, de ce que j'ai pu vérifier.
Tous les outils anciens que j'ai récupéré, ceux en chêne étaient dévorés, ceux en hêtre étaient intacts.
J'ai deux varlopes goldenberg, testées à 1/10 de marge d'erreur après deux générations dans un garage.
D'autre part, chez moi, c'est très humide, l'isolation thermique est inexistante.
Le hêtre ne bouge pas.
Les champignons, je passe ma vie à lutter contre, j'ai mis du sel, du riz, du camphre... le hêtre fait parti de ceux qui ne m'inquiètent pas.
Je ne sais pas ce qui est bien connu.
Je sais pas ce que disent les avis compétents dans leur labos.
Je fais confiance en ce que je constate moi-même.
Et de mon constat, le hêtre, c'est super moche, mais ça tient super bien.
Parle moi de ton experience.
Si t'es joueur, je te mets au défi de me fournir une seule photo de hêtre irrécupérable.
Mais parler des grands prophètes aux dires incontestables, ça m'intéresse absolument pas.

Surpris de voir que ça fonctionne sans tension à l'intérieur.
J'ai fait un truc similaire, à cela près que mes coins sont d'une seule pièce, et je me suis beaucoup embêté à les faire à 45.00° et 90.00°.
Avant de réaliser qu'en fait, ça fonctionne beaucoup mieux quand l'angle du coin est légèrement plus aigu.
Ce qui est un petit peu le rôle du serre-joint sur ce modèle, réduire l'angle.
Donc je vous le dis si vous vous le faites en bois, d'une pièce, Sert à rien de s'embêter à faire des coins parfaits, vaut mieux les avoir plus aigus.
Tout cela dit, merci pour le partage, j'avais pas pensé aux coins en deux parties. Je me vois mal les faire en bois vis-à-vis des sangles, mais c'est pertinent.

C'est intéréssant.
Je viens de prendre connaissance de ce que c'est qu'un tour à volant, donc mon précédent commentaire est obsolète.
J'comprends pas le système de la pédale, quelqu'un peut m'expliquer ?
On mise sur l'inertie de la roue inférieure pour la faire remonter toute seule?
J'imagine qu'il faut une roue en pierre ou en béton dans le petit batî du coup.
le tout sur une tige acier sur roulements.
Enfin... j'suis pas sûr de comprendre comment ça se comporte.
Quelqu'un a des photos d'un tour à volant svp ?
Surtout le mécanisme de la pédale que j'entrave pas.

malheureusement... c'est pas si évident à trouver.
Et ce qu'on trouve... on n'y voit pas grand chose.

Intéréssant la roue de vélo.
M'enfin ça me parait un peu trop léger, même si le diamètre est bon.
Malheureusement je suis très, très bête.
Et je veux faire toute l'ingénierie et la réalisation moi-même.
Cela dit j'ai pas lâché l'idée, je n'arrête pas d'y penser.
Je pensais effectivement y adapter une meule.
Mais aussi, en faire une perceuse à colonne.. horizontale, avec un rail.
Et.. plus complexe, pourquoi pas une toupie avec une fraise.
Éventuellement, une scie à chantourner...
Et peut-être même y mettre un tambour pour faire un genre de raboteuse.
M'enfin pour les trois dernières ce sera plus tard, beaucoup plus tard, on verra.
Quoi qu'il en soit, le fait que ce soit amovible, ce me parait vraiment génial, que ce soit pour l'espace gagné ou l'adaptabilité.
POur le volant je vais faire un truc en chêne bien massif avec une grosse inertie.
J'vais le faire tourner à vide, et je le tournerais sur place.
Et pour la poulie sur le haut je vais en attacher deux, je vais tourner la première avec la courroie sur la seconde, puis la seconde proprement, en enfin scier les deux pour ne garder que la seconde.
Y'a juste la question de la courroie que j'ai pas résolue encore.
Typiquement son raccord avec le fil de cuivre ça me plait pas du tout.
Je pense que je vais les coudre... m'enfin... j'aimerais bien faire disparaitre l'épaisseur du raccord pour avoir une rotation bien régulière.
Quoi qu'il en soit, j'en suis pas encore là, j'ai même pas encore fait l'établi, le bois sèche.
Et je pense le laisser sécher au moins jusqu'à cet été.
Dans tous les cas, j'ai prévu de tourner les tiges filetées pour mes presses, en buis.. il va me le falloir ce tour.
Merci pour le partage.

Je veux pas faire le petit bras, mais du dégauchissage j'en bouffe beaucoup, N°5 ça me parait lourd.
Après, je me rends pas compte, juste le fait d'avoir une grande ouverture et un fer convexe, peut-être que ça facilite assez la tâche pour que la question du poids disparaisse ?
Je vais regarder pour les vieux stanley.
Merci.

Ah, oui, moi mon n°4 il fait 2.3kg.
Ajouter à ça le fer plat et la petite bouche, c'est peut-être normal que je me crève.
Il y a aussi la question de la longueur.
Pour rifler, c'est quand même beaucoup plus pratique d'avoir un rabot court.
Ca permet pas de bien surfacer, mais comme ça on peut manger de grandes hauteurs de bois, sans être gêné par le talon.
Je pense que je vais prendre un 5 1/2 d'occasion.
Je vais refaire le fer d'origine pour rifler, et me payer un super fer hss pour le lissage.
Ca me parait le plus intéressant.
Et si je continue de galérer pour le corroyage, il sera pas trop tard, plus tard, pour me prendre un riflard court et léger.
M'enfin ça fera l'affaire pour ce projet, et je pense que c'est un outil dont je vais me servir dans tous les cas.
C'est surtout ça qui me chagrinait, d'investir dans un outil dont je n'aurais pas l'utilité.
Celui-là, à priori, il devrait servir.

Bon alors, vous êtes un certain nombre à m'avoir raconté de grosses bêtises, je voudrais faire le point.
Un riflard, ça ne sert pas à faire des passages en longueur.
Ca sert à travailler localement et perpendiculairement.
Si vous avez une pièce qui fait 5 cm de hauteur d'un coté et 4 de l'autre, et que vous voulez égaliser, si vous prenez un n°5 1/2 vous n'allez jamais y arriver.
C'est un rabot long, large, et lourd.
Il est contraint de suivre la forme du bois.
Ce n'est pas adapté pour modifier la forme.
Lui, ce qu'il veut, c'est aller tout droit.
Si vous avez un trapèze, et que vous le travaillez tout en longueur, vous aurez toujours un trapèze, et pas un rectangle.
Un 5 1/2 c'est pas fait pour soulever le talon.
Le principe du riflard,c'est de toujours soulever le talon.
POur travailler perpendiculairement au fil, dans la largeur.
Ce qui est idéal pour égaliser.
On ne peut pas égaliser en travaillant dans la longueur.
D'où le fait qu'il soit léger, court, fin, à grande bouche.
L'idée étant qu'il soit manœuvrable.
Et non pas contraint de suivre la forme du bois... au contraire.
En fin de compte... c'est un rabot qu'est pas fait pour aller droit.
Et c'est pas ce qu'on attend de lui.
Ce n'est pas fait pour être plaqué sur le bois.
Ce n'est pas fait pour obtenir une surface plane.
Seulement pour égaliser l'épaisseur et la hauteur.
Chose qui, effectivement, ne concerne pas ceux qui achètent du bois déjà corroyé et recalé.
Mais qui représente une grosse majorité du travail quand on part d'une buche.
Cela dit, je me suis offert un 5 1/2, et je dois reconnaitre que j'en suis absolument ravis.
C'est effectivement l'outil qui permet de surfacer après le corroyage avec des surfaces bien planes et bien d'équerres..... une fois qu'elles ont été égalisées au riflard.
Mais si on a un trapèze et qu'ont veut un rectangle..
C'est pas celui-là qu'il faut.
Maintenant, si on a juste une petite déformation, ou qu'on souhaite seulement remettre la surface à fleur, bien plane.. effectivement, c'est optimal.
Mais pour faire du surfaçage, pas du corroyage.
Tout cela dit...
Si un novice dans la même situation passe par ici...
Franchement, achète toi une bonne râpe.
Ou une plane. Ou une vastringue à grande bouche.
Très sincèrement, ça fait le même travail, aussi vite, et ça permet même de faire plus de choses.
(Et ça coute moins cher)
Dans tous les cas, il faudra revenir avec un rabot de surfaçage pour lisser derrière.
Et dans tout les cas, y'a pas de magie, l'égalisation, c'est long, c'est chiant et chronophage.
(Encore plus avec un rabot de lissage)
Voilà, ce me semblait important.
Un riflard c'est fait pour déformer / re-former une pièce.
Perpendiculairement au fil.
Un rabot, c'est fait pour épouser la forme de la pièce.
Parallèlement au fil.
Un 5 1/2, même avec un fer convexe, c'est pas un riflard.
C'est un rabot.

Je repensais à ton topic.
Il existe ce genre de trucs.
ebay.fr/itm/31...0.c100667.m2042
Dit rabot de layetier.
Ou rabot à caisse.
Je n'en ai jamais utilisé.
Mais je pense que pour surfacer l'intérieur d'une pièce sphérique, ça doit être adapté.
Je pense que je vais m'en offrir un d'ici quelques temps, je te dirais ce qu'il en est si tu veux.

Celui-ci a une semelle plate, mais il y en a à semelles convexes.
Pour avoir pas mal utilisé une vastringue et un rabot noisette convexes, en voyant ça, je pense justement que c'est parfaitement adapté.
Faut faire attention au fil du bois du coup, on n'a pas le droit de faire des gestes circulaires, maximum des demi cercles.
Mais je pense que ça peut complètement faire l'affaire.
Enfin, à tester.

Intéréssant.
Effectivement, ça risque de faire court pour surfacer tout un établi.
Les - de 15 cm je gère.
J'pense qu'il va me faloir chercher une vieille varlope bois pour ce projet.
Quant au n°5... je vais lui préférer un 5-1/2.
Je compte m'en servir sur un guide pour corroyer des petites plaquettes.
Et le centimètre en plus, il va me permettre de faire des plaquettes 1 cm plus larges.
Car en l'occurrence, je suis limité par la largeur du rabot sur ce guide.
Merci pour ton intervention...
Ca me conforte assez dans l'idée de me diriger vers le format 5.

Effectivement, ça remonterait à la chine du 13 ème siècle.
Et c'est vrai que c'était gratuit, et pas très pertinent de ma part.
Pour le coup, pour les surfaces concaves dèq qu'il y a un tout petit peu de profondeur, les outils tranchants, ça devient compliqué.
Mais, oui j'suis d'accord.
Le coup de la boule en bois ou de la mousse à mémoire de forme, ça me parait le plus efficace.
Mais bon, en terme de qualité de finition, on sera toujours très loin de ce qu'on obtient à la main.
On peut monter jusqu'à des grains 2000 au papier...
Très sincèrement, à ce stade, on ne fait plus la différence entre une surface poncée et une surface raclée.
Déjà à partir du 400, ça devient difficile de faire la différence.

C'est marrant, je regardais justement les Juuma sur fine-tools à l'instant.
Je pense qu'effectivement, le 5-1/2, c'est vraiment de là qu'il faut partir.
Refaire le fer d'origine pour corroyer et lui payer un bon hss pour surfacer.
La varlope bois c'est une idée...
J'en ai restauré pas mal des rabots en bois.
J'ai appris beaucoup de choses.
Seulement chez moi c'est hyper humide, et il faut refaire la semelle à chaque utilisation.
C'est pas tant ça qui me dérange que le fait de les voir se dégrader sous mes yeux.
J'en ai refait un avec un corps en chêne et une semelle en alu de bien 3/4 mm d'épaisseur.
Dans l'idée, ça, ça me plairait pour la varlope.
Le soucis, pour ça, de mon point de vue, c'est surtout la qualité des fers.
C'est des dimensions qui ne se font plus, et, assez souvent, ils sont détrempés, inutilisables.
Et, oui, je pense qu'à terme, je vais me diriger vers un N°3/N°1 pour la finition...
En tout cas quelque chose de beaucoup plus léger que mon dictum N04.
J'ai beaucoup de mal à trouver des fers et rabots d'occasion....
...à part ebay et leboncoin, j'ai pas d'adresses.
Est-ce que tu connais des sites, spécialisés peu ou prou, dans l'outillage d'occas ?
Si tu as des liens, ça me plairait beaucoup.

Effectivement, je me dis que pour le riflard, comme il vaut mieux l'avoir léger, et que c'est moins important d'avoir un outil de qualité... il se pourrait bien que je parte sur un riflard en bois.
Merci pour ton retour.

Alors.. si je dis ça, c'est surtout parceque chez moi c'est très humide, et que les rabots bois se déforment.
Ce qui pour le coup est moins grave pour un riflard.
C'est aussi que, la qualité des aciers de l'époque, c'est pas comparable à ce qu'on a aujourd'hui.
J'ai un petit fer hss cryo et un noisette pmv11...
Je suis navré, mais là, à part "qualité", j'vois pas le qualificatif.
les aciers carbone... faut avoir de la chance.
J'ai eu une paire de ciseaux absolument fantastiques.
De l'autre coté, j'ai eu des fers de rabot.... excécrables.
Dans le doute, je préfère m'asseoir sur des références modernes.
.. qui n'existent pas, quand on parle rabot en bois.
Je dis pas qu'il n'y en a pas de bonne qualité.
Seulement, y'a pas de garantie.
Je comprends tout à fait ceux qui aiment leurs outils.
Moi j'aime bien mes outils quand je peux passer du recalage au chanfreinage sans avoir à ré-affuter entre les deux.

Oui.
C'est ce à quoi je pensais.
Merci beaucoup.
Vous venez de me faire économiser de l'argent, c'est une chose.
Mais je conserve, de cette façon, également, ma dignité.
Rien à dire.... merci... c'est précisément ce que je suis venu chercher ici.

Je tenais tout de même à préciser un truc, pour ceux qui passeront éventuellement, se posant la même question.
On peut faire la même chose, en plus simple et plus précis avec une guimbarde.
A ce moment là, il suffit juste de faire les rails, le socle et la butée, et la hauteur, on la règle sur la guimbarde, idéalement avec une guimbarde graduée, et idéalement avec une hauteur "pile" entre les rails et le socle.
Si ma hauteur c'est 0.5, je suis à 0 à partir de 0.5 sur ma guimbarde.
Et donc, à ce moment là, déjà la construction est plus simple.
Elle est également plus robuste et durable.
Et, surtout, l'ajustement, comme le guide ne bouge pas, il est plus fiable, et également plus simple à régler.
Voilà, j'ouvre grand ma bouche alors que je ne l'ai même pas fabriqué.
Alors que je n'ai même pas de guimbarde.
Mais c'est juste évident.
Et ça me semblait suffisamment pertinent pour avoir à être mentioné.
Dans tous les cas merci à Eustache pour m'avoir permit d'imaginer la chose.

Erebor Je me dis surtout qu'un jour viendra où je chercherai des angles dans l'épaisseur, et à ce moment là il faudra refaire un guide.
Alors que celui-ci, pour peu qu'on ait le moyen de tracer/verifier l'angle quelque part, on peut jouer avec.
C'est vrai aussi que pour l'homogénéïté de la coupe et la pression du rabot c'est probablement supérieur comme ça.
Et si on peut aller chercher le 1/10... c'est probablement suffisant en tout cas déjà beaucoup mieux qu'à main levée.
Je viens de passer l'apres-midi à regarder ce qui se fait.
Je pense qu'effectivement, ce modèle et ses variantes sont ce qu'on peut faire de mieux.
En tout cas j'ai rien trouvé à base de guimbarde donc à moins d'être un génie incompris, ce doit être pour une bonne raison.
Ce qui m'inquiète c'est ce que chez moi le bois bouge beaucoup, et que c'est du bois de forêt pas de la scierie.. et je crains de pas pouvoir atteindre cette précision.
Le guide plat, s'il bouge, j'lui fous un coup de rabot et c'est reparti.
Le guide vissé, si ça bouge au niveau des vis... c'est terminé.

Atelier Eustache Effectivement.. je me rends compte qu’inconsciemment, ce qui me guide, c'est l'affutage du guide.
C'est la même chose.
Je préfère entretenir un guide immobile qu'un guide amovible.
Mais c'est une réflexion intéressante.
En effet, j'ai plus tendance à me servir du ciseau qui taille que de celui aux bonne dimensions.

Merci Atelier Eustache !
Je reviens quelques jours plus tard....
Merci.
Depuis que j'ai fabriqué ton guide.... ma vie est belle.
Je recommande ce guide +++++.
Pour peu qu'on se donne la peine de faire le bloc bien d'équerre et les joues bien symétriques, la précision et l'efficacité obtenues sont... fulgurantes.
Le coup des rondelles comme gabarits de référence c'est aussi une riche idée.
Je fais mes 6 plaquettes pour mes boites, en 2 minutes montre en main.
Ce qui jusqu'alors pouvait me prendre jusqu'à trois jours, en étant loin d'égaler cette précision..
D'un seuil de tolérance de 5/100, ce qui me convient très bien.
Et je pense qu'on peut même encore réduire la marge d'erreur si on est tatillon.
Enfin, en l'occurrence, moi, ça me va très bien.
Si quelqu'un passe sur le topic, y'a pas besoin de réfléchir, c'est ce guide qu'il vous faut faire.
Edit : Qui plus est... pour peu qu'on ne change ni le calibrage du guide, ni le calibrage du rabot.... les pièces sont régulières.

J'en ai une, seulement, effectivement, je me suis déjà fait bouffer les doigts quelques fois.
Et, encore une fois, même en admettant que je m'embête à coller, à décoller et à re-surfacer derrière, niveau précision je préfère largement un système manuel.
Mais merci pour ton intervention.

Kentaro Je pense pas qu'on trouve le 1/10 avec une ponceuse.
Peu importe l'artisan, peu importe la ponceuse.
Je ne suis pas le plus méticuleux, c'est sûr.
Je compense avec la méthode.
Cette méthode, pour quelqu'un de méticuleux, c'est peut-être confortable.
Mais c'est pas la méthode qui permettra d'atteindre une haute précision, encore moins pour quelqu'un de maladroit.

Kentaro
Alors, pour commencer, on ne va pas confondre le bois et le métal.
1/10 sur du métal il faut forcer, 1/10 sur du bois il faut se retenir.
D'autre part, en l'occurrence, mon grand père était ajusteur, lui travaillait à la lime.
Pour du travail à la chaine, à l'usine, pas pour une pièce modèle.
Ce qui me semble, d'ailleurs, tout à fait adéquat.
Non, on ne va pas chercher le dizième à la ponceuse... on y va à la lime.. même pour de la fonte.
D'autre part, la génération de ton père, ils avaient des tours, ils avaient des fraiseuses, ils avaient des meules... mais pas des ponceuses.
Ca n'existait pas.
Donc, jusque là, j'suis resté courtois.
Encore, par patience, je continue à te répondre.
Mais il faut que t'arrêtes ton char.
Avec ta ponceuse, c'est même pas qu'on ne prétend pas au dizième.
On ne prétend même pas à la planéité.
Tes pièces, tu me les donnes, je sors une règle, y'a de la lumière.
A partir de là.... ça n'a aucun sens de parler de précision.
Moi je te parle même pas de planéité, je te parle de co-planéité.
Avec ta méthode, on ne peut même pas dresser une arrête, car les disques abrasifs sont souples.
Je le sais d’expérience.
Y'a pas lieu d'en débattre.
J'ai un rabot de luthier affuté au 12 000.... et je suis quand même en train de demander de l'aide pour gagner en précision... ne me parle pas de ponceuse...s'il te plait.
La ponceuse c'est pour gagner du temps.*
Le temps je l'ai...
Ce que je n'ai pas c'est la méthode.
Y'a plusieurs dimensions sur un bout de bois, en fait y'en a trois.
Et le tout ce n'est pas d'avoir une arrête aux dimensions.
Il faut carrément avoir les 4.
Et avoir les 4, c'est compliqué, parceque ça veut dire qu'il faut respecter les angles. Il faut carrément respecter trois angles en même temps...
Et si je suis pas capable de le faire avec mon petit rabot de luthier aujourd'hui... j'crois pas que 50 ans d’expérience à la ponceuse vont m'aider.
En revanche, le petit guide kumiko qu'on m'a proposé.. ça, ça pourrait carrément m'aider.
C'est de ça dont je parlais.
Donc j'entends que t'es fâché.
Et que tu veux que je reconnaisse ton héritage et ton talent.
T'es probablement beaucoup plus habile que moi pour du travail à main levée d'ailleurs.
Et c'est probablement héréditaire.
Mais là t'es hors-sujet.
Moi ça m'embête beaucoup quand on dit des sornettes.
C'est plus fort que moi, je ne peux pas te laisser faire.
Donc s'il te plait, cesse.
Ton intervention est pour le moins impertinente.
J'ai pris le temps de t'expliquer pourquoi.
Cela ne m'intéresse pas d'apprendre outre-mesure pourquoi je me trompe dans mon jugement vis-à-vis de la ponceuse.
C'est mon jugement, il m'appartient, et je pense avoir suffisamment d'éléments théoriques et pratiques pour lui donner une légitimité.
Merci de ta tolérance vis-à-vis de mes croyances.
Saches que, bien que je trouve cela aberrant, je respecte ton droit à faire du travail de précision avec un outil conçu pour gagner du temps.
Loin de moi l'idée de te convaincre que tu devrais adopter une déontologie différente, si celle-ci te sied.
Chez moi, les outils ont une fonction, merci de respecter ça.

Kentaro T'as un gros besoin de reconnaissance.
C'est la seule raison pour laquelle tu communiques.
Pas de chance j'ai rien pour toi.
Et non j'vais pas faire du corroyage à la ponceuse, à main levée.
T'es pas content, c'est pareil.
Tu peux tout faire, tout dire, pour me convaincre que c'est une méthode viable...
Tu as tort.
C'est pas une question de minutie.
C'est une question de méthodologie.
J'ai demandé une technique de corroyage manuel.
Dans l'atelier de ton père, visiblement, le corroyage était fait à la raboteuse.
Y'a des rabots sous l'établi, mais apparemment c'est un héritage que t'as renié.
Donc c'est quoi que tu viens me transmettre ?
Personne n'a jamais fait de corroyage manuel dans cet atelier, c'est évident.
Moi j'ai 28 ans, et je vis une époque où je dois rivaliser avec le seuil de tolérance d'une CNC, avec mes petits yeux et mes petites mains.
Le modèle que tu présentes là.... il a un seuil de tolérance supérieur au MM.
Je dis pas que c'est la honte... c'est une autre époque.
Aujourd'hui, t'es un amateur orfèvre ou t'es personne.
Mon arrière grand père était menuisier, j'ai vu certains de ces joints.... ça passerait pas aujourd'hui.
Pourtant c'était un menuisier plus que qualifié.
Et quelqu'un qui savait ce qu'il faisait.
Sauf qu'il avait des outils de mesure et de vérification d'une qualité excécrable.
Des outils d'affutage d'une qualité excécrable.
De l'acier pour ses fers de rabots et ciseaux d'une qualité excécrable.
Et il avait quand même mieux à foutre que de pinailler sur 2/10.
J'ai pas honte de lui, loin de là.
Et j'aurais aimé apprendre des choses venant de lui.
Mais, lui, il faisait des jolis chanfreins avec ses 50 bouvets, et le tour était plié.
Moi je dois faire de la concurrence à toutes les cnc d'internet si je veux exister.
Avec du bois de forêt corroyé par nul autre que moi-même, ce qui représente 80% du travail sur chacun de mes projets.
....
Une ponceuse ça ne sert pas à corroyer.
Je le sais, la première chose dans laquelle j'ai investi pour me soulager de ce corroyage, c'est une ponceuse circulaire.
J'en ai pris une de très bonne facture.
Et même avec un calibrage parfait, et même avec beaucoup de minutie, la notion de planéité n'existe pas sur une ponceuse.
C'est pas fait pour ça.
A partir de là... je sais pas de quoi tu veux débattre.
Tu veux m'expliquer que tu sais de quoi tu parles.
Tu veux m'expliquer que ton père était un artisan de renom.
C'est génial.
Mais ni lui ni toi n'avez fait de corroyage manuel.
Tu es hors-sujet.
Je comprends c'est difficile pour l'égo.
Mais tu n'es visiblement pas équipé pour m'aider dans cette démarche.
Ton intervention est motivée par des intentions sociales, et seulement sociales.
A ce moment là, je t'invite à te faire un compte instagram.
Ici c'est pas un forum pour vanter le mérite des uns et des autres.
C'est un topic pour parler de questions techniques et théoriques.
Donne moi une méthode pertinente, là t'auras toute ma gratitude.
Mais des ovations, je t'en donnerai pas.
Mon atelier c'est ma chambre à coucher, ma presse tient sur un bureau ikéa à 75 centimètre de ma tête de lit.
Et quand je fais une varlope elle est rectifiée avec un seuil de tolérance de 7/100... avec un N°4 dont le lit n'est pas dans l'axe de la bouche, pour lequel il m'a fallu réaxer l'angle du fer à l'oeil nu pour compenser.
C'est pas en me présentant un atelier à 300 000 euros que tu vas m'impressioner.
Si tu veux ma reconnaissance, présente-moi des arguments pertinents.
Corroyage à la ponceuse, c'est pas pertinent, c'est même pas un argument.
Et même si t'avais hérité d'une multinationale, c'est quand même pas un argument.

ghnoran Moi je veille au bien de la cohérence et de la constructivité des échanges.
Je l'avoue, parfois au détriment de l'intégrité morale de ceux qui nuisent à cet effet.
D'autre part, les cgu consistent en un code déontologique, résultant d'une question idéologique.
Et non pas philosophique.
Qui est d'ailleurs inspiré par des normes européennes plus que par vos idéaux.
Et, lesquels, je n'ai, à aucun moment, manqué d'observer et de respecter.
Je ne suis pas responsable de ma sympathie, elle m'est intimée par des conditions relatives et inhérentes aux propriétés qui me caractérisent à cet instant.
En l'occurrence, je me vois dans l'incapacité chimique de correspondre à certains de vos standards idéologiques.
Notamment, ceux qui concerne la sympathie obligatoire de façon permanente et omnidirectionnelle.
Visant à veiller au bien de ce qui n'est nul besoin d'être spécifié.
Vous m'en voyez navré.
Je ne sais pas comment vous procédez de votre coté.
Mais quoi que cela constitue un trouble déontologique, je vous prierais de me pardonner.
Malgré toute ma bonne volonté, je ne suis pas en mesure de m'extraire de ma condition physique.
Veuillez croire en ma bonne foi en ma sincérité, et en mon innocence.
Quelle que soit la façon dont j'incarne ma réaction, elle ne saurait traduire, en l'occurrence, que mon rejet.
Je ne suis pas capable d'accueillir, et soutenir l'intervention de celui qui me vend les vertus de la ponceuse à main levée pour faire des pièces coplanaires en 4mm d'épaisseur.
Et même en vertu de votre philosophie, s'il en est.
Ca ne dépend pas de vos idéaux.
Ca dépend de mon état actuel.
Cet état n'étant, ni idéal, ni vicieux, mais un état de faits, quoi que j'en ignore la position et la dynamique morale.

Ça n'a rien à voir avec le travail du bois ce dont je parle.
C'est un phénomène culturel, sociologique.
Ma génération, ils sont matrixés par les vidéos satisfaisantes sur instagram...
Le joint, s'il n'est pas parfait, ça leur créé de l'anxiété.
Je plaisante même pas.
Y'a deux degrés de jour dans ton joint, ça les met en insécurité, ils sont angoissés.
Et, pour être franc... je fais parti de cette génération là.
En ce qui concerne la précision...
Si tu veux joindre deux chanfreins à 45°... c'est 45, pas 44.
Même si tu travailles à la main, c'est quand même 45, et pas 44.
J'ai fait le gabarit le plus précis que j'ai pu pour ma planche à recaler.... L'angle est bon mais j'ai perdu le niveau de quelques centièmes.... et bah mes joints sont pas parfaits.
Si je veux commercialiser, il va me falloir 45.00
Même à la main, il faut que tes pièces s'emboitent.
Tu ne vas pas les ajuster manuellement pour qu'ils s'emboitent "grâce à ton pouvoir magique d'artisan manuel qui fait que c'est pas grave si c'est pas les bons angles".
L'angle, il est correct, ou il l'est pas.
Le seuil de tolérance entre la main et la machine est certes différent... mais la marge d'erreur c'est la même.
Une queue d'arronde parfaite, ça en jette, c'est vendeur.
Une queue d'arronde avec 2/10 de jour, c'est immonde.
2/10 c'est rien du tout.
Mais la différence entre les deux c'est le jour et la nuit.
Peut-être que je me compare à une machine et que je devrais pas.
Mais je vais te montrer quelques photos... j'estime que je m'en sors bien.
Quand je montre ça, à des gens extérieurs au métier, de ma génération... ils trouvent ça "ok".
Mes potentiels clients, c'est eux.
La reconnaissance des gens du métier qui savent ce que ça implique, et qui sont plus laxistes.... ouais, ça rassure l'égo... mais ça m'avance en rien professionnellement.
Moi je veux la reconnaissance des clients.
Même si effectivement je suis un petit cn.
On est en 2024, et il s'agit bel et bien de concurrencer des CNC.
D'autant que, quand tu passes dix jours sur une pièce, il faut être compétitif au niveau des prix, là où une CNC fait pareil en 30 minutes.
J'en suis pas encore là, clairement.
Mais je veux être pro.
Et, être pro en 2024, tes chanfreins ils sont à 45°.
A la main ou à la machine... c'est quand même 45°
..........
Pour le reste....
Y'a pas grand chose à relativiser.
Je sais pas si t'as déjà restauré des outils anciens.
Moi j'ai fait les vides-greniers, en bourgogne, dans le grand est et dans le tarn.....
Sur une centaine de pièces, j'ai pas vu un seul fer de rabot, un seul ciseau affuté proprement.
... Le riflard de mon pépé, tu regardes le fer... tu sais pas de quel coté est le biseau, de quel coté est le plateau.
Il est double-face lui, carrément.
D'autre part, même peugeot, à l'époque où c'était un gage de qualité...
Les fers sont estampillés "acier fondu".
Genre c'est la loterie, y'a un bout de tôle, un bout d'alu, la fraise qui s'est cassée hier...
Donc déjà, technologiquement, tu peux relativiser autant que tu veux...
On ne va pas comparer ça à du pmv-11 affuté sur des shapton glass avec un guide.
Je refuse.
... les pierres à huile c'était pour les marqueteurs, les maquettistes.. Même pas les ébénistes.
Vas faire les vides greniers, dis moi quand tu trouves un outil qui a été affuté proprement sur des petites pierres à huiles.
Juste un outil où le biseau est d'équerre à l'arrête, juste ça.
Un seul rabot où le fer est de niveau à la semelle.
Donc technologiquement, même s'ils avaient du faire-valoir.. c'est aussi et surtout une question de moeurs.
Le rabot, tant qu'il faisait des copeaux, c'était bon quoi.
Limite on gagne du temps s'il fait des copeaux des deux cotés du fil.
Donc, j'entends, ça n'a empêché personne de faire des fournitures raffinées.
Certes.
Mais, quand on regarde de plus près, y'a des cales dans les tenons-mortaises, des équerrages faut pas sortir l'équerre..
C'était pas les mêmes moeurs, pas les mêmes standards.
Aujourd'hui, ça ne passe plus, ça.
Notre génération.... même sans avoir la moindre idée de ce que ça demande, ils ont des attentes très élevées.
Quand c'est pas impeccable, c'est "vintage".
On me l'a dit plusieurs fois ça, " tu fais du vintage".
Mon pied à coulisse il est littéralement incrusté dans ma main " tu fais du vintage".
Je sais pas quoi te dire de mieux.
C'est un fait.
C'est pas un truc qui se débat.
C'est pas subjectif.
....
Les standards modernes, sont beaucoup plus élevés que ceux d'il y a 50 ans.
Beaucoup, beaucoup, beaucoup plus.
Standards qui soit dit en passant n'avaient pas beaucoup évolués depuis le moyen-age.
C'est vraiment, là, maintenant, en ce moment, cette génération là.... elle est hystérique.
Donc, oui, tout le dilemme de l'artisan, c'est de déterminer son seuil de tolérance, puisqu'il n'y a pas de perfection.
Seulement, si tu veux commercialiser, à un moment, il faut comparer ton seuil de tolérance à celui de tes clients.
Et la clientèle aujourd'hui.... il faut pas qu'elle s'inquiète, c'est rien de le dire.
Tu me dis qu'il n'y a pas lieu de mettre la barre aussi haut.
...
En tant que hobbyiste, oui, tu la mets où tu veux.
Si tu veux être pro, tu la mets au dessus de celle de tes clients.
Il s'agit pas de ma tolérance, ni de ta tolérance, ni de la tolérance idéale.
Il s'agit de la tolérance aux standards des normes européennes en vigueur actuellement.
Je peux comprendre que c'est un raisonnement qui te choque.
Moi le premier.
Mais là ça fait trois mois d'affilés que j'ai rien à mettre dans mes pâtes durant les deux dernières semaines du mois, j'ai besoin d'un atelier, j'ai besoin d'équiper cet atelier.....
Et si je veux pourvoir à cette situation là.... il me faut des chanfreins à 45°.
Et pas des chanfreins magiques qui sont jolis grâce au pouvoir du laxisme.

Ma varlope.
J'ai mis beaucoup de poids à l'arrière, elle a un équilibre un peu bizarre, mais moi j'aime beaucoup, ça permet de mettre des grands coups pour dégauchir.
Faut voir pour quoi faire.
L'acacia c'est imputrescible, ça se fait pas bouffer, ça se déforme pas..
Seulement, le diamètre des troncs.. c'est pas gros.
Si c'est pour un petit truc à l’extérieur, l'acacia c'est vraiment optimal.
J'ai récupéré des piquets de clôture en acacia qui ont passé 80 ans dans la terre, un coup de rabot ils étaient neufs.
Pour le coup, c'est une couleur très claire, avec un veinage noir si ça pousse sur un sol minéral.
Sinon, le hêtre ça tient bien et ça a une couleur claire.
J'ai récupéré beaucoup d'outils anciens, généralement ils sont tous bouffés, sauf ceux en hêtre.
J'ai pas la science qui le justifie, mais d’expérience le hêtre ça se fait pas manger, et pour un bois dur ça se déforme pas trop.
Sans ça.... tu badigeonnes un coup de colle à bois diluée à l'eau, après un petit coup de vernis bien chimique dégeu, il se fera pas bouffer ton bois, peu importe ce que c'est.
M'enfin si c'est pour l’extérieur, prends du bois dur.
Acacia et hêtre sont des bois durs.