
Je pense que tu as fait le tour.
Comme le dit benjams, le problème est la puissance disponible en continu, limitée si on n'a un seul être humain derrière la manivelle/pédale.
Dans le cas du perçage, le volant d'inertie permet de stocker de l'énergie mécanique qui est ensuite transférée à la mèche lors du perçage. Si le volant ralentit en fin de perçage, ce n'est pas bien grave car le trou est de longueur finie, et donc une quantité finie d'énergie suffit.
Dans le cas du sciage, à moins de couper une petite pièce, le besoin de puissance est sur une durée plus importante (donc plus d'énergie : E = P x T, E: énergie, P: puissance, T:temps). Du coup, soit il faut un gros stock d'énergie et donc un gros volant d'inertie, soit un type costaud qui actionne la manivelle en continu.
Donc scie et rabot, ça fait un moment que ça a prouvé son efficacité, on va pas trouver mieux.
Dans le catalogue des Forges de Vulcain, on trouve des scies à ruban actionnées par un arbre relié à un manège, donc là il te faut un animal à 4 pattes
Je complète:
depuis un moment, notamment dans des contextes où l'on n'a pas accès à des réseaux d'énergie : Stationary bicycles (voir notamment l'importante bibliographie à la fin de l'article).
Je classerais les machines à pédale/manivelle en deux catégories:
- celles dont la puissance disponible est constante (machine à coudre,
- celles dont la puissance disponible est intermitante: l'énergie emmagasinnée dans la rotation (souvent avec volant d'inertie, la meule peut également faire office de volant d'inertie) est utilisée pour le travail de la machine sur une durée finie (machine à meuler, machine à percer, tour à bois), ce qui permet momentannément de disposer d'une puissance plus grande que la puissance de l'opérateur.
Voir aussi
lowtechmagazin...d-machines.html


La question est de savoir comment les poutres etaient scellées et pourquoi elles ont pourri...
Il faut que le bois puisse respirer pour ne pas pourrir.
Voir par ici, si les conseils sont toujours d'actualité (je laisse les pro confirmer):
Oslet
CHAPITRE III. Planchers et pans de bois.
gallica.bnf.fr...72975z/f95.item
Ou par là
Emy
A partir de la planche 32
CHAPITRE XI. Planchers 365
§ 17. Scellement des bois dans les murs 413
Denfer
PLANCHERS EN BOIS p94

Pour la confection des moulues, la consultation des catalogues d'outils montés est également instructive.
On y trouve les différents outils
- ceux que je qualifierais d'élémentaires:
- guillaumes
- ronds
- mouchettes
- les outils plus spécifiques:
- doucines
- quarts de rond
- congés
- ...
- et enfin les outils à moulure au fer plus complexe, réalisant la moulure dans son ensemble.
Dans le catalogue
on trouve notamment plusieurs pages de profils d'outils.
[je complète ma réponse]
Titiyop Du coup, tu as dû tomber sur le site de M.S. Bickford, sur lequel on trouve également des ressources et surtout le lien vers son blog fort instructif.
J'ai l'impression que la méthode anglo-saxonne repose sur l'utilisation importante de ronds, mouchettes et guillaume. La moulure est poussée en plusieurs fois, avec les différents outils montés de base, après avoir éventuellement dégrossi, c'est à dire s'être approché du profil de la moulure "avec des sortes d'escaliers".
Au contraire, j'ai le sentiment que la tradition en France était d'avoir des outils à moulure réalisant la moulure dans son ensemble, ces outils ayant 1, 2, voire 3 fers. Dans ce cas, il faut également dégrossir avant d'utiliser l'outil à moulure -avec riflard, guillaume, bouvet à approfondir, feuilleret- car le fer des outils à moulure est plus complexe à affûter et on cherche à réduire l'usure de la semelle.
Et pour finir, concernant l'utilisation des outils à moulure, c'est comme avec les bouvets, on part du nez de l'ouvrage pour remonter en pied:

On dirait un rabot de la marque Lachapelle.
Je n'ai pas sous la main les photos de la marque que j'avais mises de coté...
L'orientation du fil combinée à un coin bien serré à crée ces fentes dans le fût à mon avis.
A part remonter la chose et éventuellement essayer de recoller, je ne ferais guère plus s'il fonctionne correctement.

Pour l'affûtage, j'imagine qu'il faut plusieurs limes pour cette denture crochet.
Voir par exemple le catalogue
aux pages 62 et 63.
On y trouve plusieurs limes différentes pour l'affûtage des scies :
- Limes trois quarts (=tiers point);
- limes ovales (pour aller au fond des dents j'imagine);
- limes barboches (profile demi-rond dirait on);
- limes plates à main 1 taille (pour les zones plates de dents...)
ça concerne des dentures de scies sans fin -ou à ruban, ce qui est la même chose- et de scies circulaires. Mais comme on y retrouve également des dentures à crochets, je ne vois pas pourquoi les limes seraient différentes pour une scie de long à denture à crochets...

Il y a déjà eu des questions dans ce sens.
Est ce que tu y trouve ton bonheur ?
lairdubois.fr/...redresser porte
PS: il faudrait en dire plus, car porte d'intérieur c'est vague. Essence, construction, ...

Sans colle ni perte de matière excessive, la solution est je pense dans la courbure -ou le courbage, on retrouve les deux termes- d'une planche massive.
Il y a tout un chapitre sur le sujet dans
(voir table des matières et extrait ci-dessous en photo)
L'auteur détaille notamment la méthode de courbage employée pour la construction des bateaux plats qui concerne des planches de sapin de 20mm ou de chêne de 27mm. Ce qui me paraît très proche de ta problématique.
si j'ai le temps, et que le sujet t'intéresse, je tâcherai de scanner le chapitre en question la semaine prochaine
D'ailleurs, regarder également du côté de la planche XII d'Emy et surtout du texte associé (chapitre V: de la courbure des bois)
[Sthégens, dans l'Artisan du bois, reprend d'ailleurs la figure 9 de la planche XII d'Emy et reprend quasi mot pour mot son texte]

Y'a pas à dire, elle est splendide !
Est-ce que ce plateau porte un nom ? ou possède une désignation particulière ?
Oui, plateau circulaire d'après le catalogue (voir photos ci dessous).
Question bête mais le trou sur l'arrière du socle est-il bien prévu pour y loger l'étau, le plateau ou un autre accessoire ?
On dirait bien. Si c'est le même diamètre, alors bingo.
Justement, existe-il d'autres accessoires compatibles avec ce modèle ?
Quelques-uns visiblement (voir catalogue ci-dessous).
Mais je ne sais pas bien comment tu pourras les trouver.
Ce genre de machine à percer me semble plutôt très rare. De là à trouver des pièces détachées, ça va être compliqué je pense.
Mieux vaut trouver quelqu'un qui peut te fabriquer le plateau.
Je possède les deux catalogues Vol d'Or ci dessous (1932 et 1939).
Celui de 1939 est numérisé, mais je ne l'ai pas encore mis en ligne, l'est pas terminé.
Celui de 1932 n'est pas encore numérisé, j'ai juste fait quelques essais. Mais comme je cherche à optimiser le ratio détails/poids du fichier, je n'ai pas encore tranché ni terminé.
J'avoue être un peu jaloux, Val d'Or me fascine.
Tu l'as trouvé comment et à combien cette machine à percer ??

Voici ce que je fais en général quand je récupère du bois.
En attendant un peu, le bois va commencer à sécher et la première fente va apparaître.
C'est le long de ce début de fente que je vais fendre la bûche. Cela permet d'éliminer -je pense- le maximum de contraintes vu que c'est là que ça tirait le plus pour commencer à fendre.
Pour que la ligne soit droite, plusieurs solutions:
- un seul outil pour fendre, dont la longueur est au moins égale au diamètre (départoir);
- plusieurs outils plus courts, disposés selon un diamètre. J'aime bien pour cela les burins et ciseaux de maçon. Avec une massette, c'est plutôt efficace.
Après, fait pas se mettre la rate au court bouillon pour essayer d'être bien sur le diamètre, car de toute façon, rien ne garanti que la fente va se propager bien droit dans ton tronc (pour peu que le bois soit vrillé, qu'il y ait un noeud, ou que sais-je..) !

Ah ha.
Pour ce qui est des catalogues Goldenberg, en voici quelques-uns :
lairdubois.fr/...s/?q=goldenberg
Il faudra que je jette un oeil dans le plus récent pour voir si le design des ciseaux correspond.
J'ai regroupé ce que j'ai pu trouver sur les marques par ici
A vrai dire, dans le cas qui nous intéresse ici (outil récent), nous n'avons plus affaire à une mise rapportée en acier allié sur une base en acier doux. Disons que dans la seconde moitié du XXe siècle (à la louche, faudrait affiner), les fabricants ne s’embêtent plus à faire cela et les outils sont entièrement en acier allié.
Par ailleurs, les outils ne sont plus uniquement forgés, mais ils font aussi un tour par la case usinage. Les marques sur les fers tendent à disparaître, ce qui ne veut pas dire que l'outil ne vaut rien
Ils ne s'embêtent plus non plus à décliner plusieurs qualités d'outils, car un seul acier de qualité est employé. Donc tes ciseaux vont très bien, ils bénéficient de toute l'expérience acquise au cours du temps par cette firme ancienne.
Il ne reste plus que l'affûtage et ça tourne.
Et puis en vrai, faut pas trop se prendre la tête avec les outils anciens, globalement ils sont de bonne qualité car à l'époque on ne faisait pas des outils "consommables" comme on peut en voir maintenant.
PS: Racheté par Stanley ensuite

Je ne l'ai pas essayé.
A mon avis, c'est à mettre dans la catégorie des rabots de paume.
C'est petit et ne permet que de faire des toutes petites retouches ou des chanfreins.
Peut être que mon jugement est biaisé du fait que les deux seuls rabots de paume que je possède sont des Darex 102 et 110. Mais je les utilise très peu.
Si je ne devais emporter qu'un rabot, polyvalent, je prendrais... un rabot bois de base, de 40mm ou 42mm.