
Il faut distinguer plusieurs choses:
- résistance à la flexion = charge maxi que l'on peut mettre sans que cela ne casse. On parle alors de contrainte à rupture;
- on peut aussi considérer l'aptitude à résister au fluage, c'est à dire à ne pas se déformer (fléchir) avec le temps. Difficile à caractériser. Typiquement l'agglo ça finit par fléchir sous charge;
- on peut aussi se demander quel est, à dimensions égales, la planche qui fléchira le moins pour une charge donnée. Ce qui revient à considérer son module élastique équivalent.
Le problème n'est pas simple avec les panneaux cités (mdf, osb, agglo...).

Le problème que je vois de cette configuration à deux contrefiches est qu'elles seront assemblées à mi-bois, ce qui a pour effet de réduire leur section en leur milieu. Pour des pièces travaillant en compression -et donc avec risque de flambement, ou flambage, ce qui est la même chose- cela me paraît inadapté.
C'est peut-être la raison pour laquelle cela est peu usité.
A confirmer par des plus expérimentés...
[J'ai réfléchi sous la douche...]
A moins de boulonner au niveau du mi-bois, ce qui permet de diviser la longueur de flambement par deux, ce qui dans ce cas est très favorable pour la résistance en compression.
Mais cela nécessite de la quincaillerie, et c'est au prix d'assemblages plus complexe et ne va pas dans le sens d'une utilisation rationnelle du bois.

RDM !
Sources
i.pinimg.com/o...480886d7f4f.jpg
duckduckgo.com...480886d7f4f.jpg
Charge maxi admissible
Si on prend un poutre appuyé à chaque extrémité, de section 50 x 150
On a un moment quadratique
$$ I = \frac{BH^3}{12} = 14e6 mm^4$$
Le moment fléchissant maxi est au centre, avec la charge P au centre de la poutre (le plus défavorable) et la longueur L de la solive
$$ M_f = PL/4 $$
La contrainte maxi, dans la section centrale la plus chargée
$$ sigma_{max} = \frac{Mf}{I} y{max} $$
la formule précédente passe pas: sigma = M_f/I . y_max
avec la zone où la contrainte est maximale dans la section
$$ y_{max} = H/2 $$
Bref, si on prend du bois de charpente de classe C18, donc 18MPa de contrainte max admissible (si mes souvenirs sont bons), on en déduit le moment M_f maxi admissible et donc la charge maxi admissible
$$ P{max} = \frac{4 sigma{max} I}{L y_{max}} = 9000 N $$
P_max = (4 sigma I)/(L y_max)
Bref, on peut charger, en son centre, une poutre à hauteur de 9000 N (Newton), soit le poids d'une masse de 900kg. Ça tient !
Déflexion correpondante
Pour cette charge de 9000N, avec un module élastique de 10000MPa, la poutre fléchit en son centre de
$$ f = \frac{PL^3}{48EI} = 4.5mm $$
Voir les fiches tropix pour les valeurs du module élastique des différentes essences. 10000MPa c'est dans la fourchette basse.
[calculs à vérifier, mais vous avez toutes les formules en principe]
Conclusion
C'est surdimensionné pour moi. On devrait pouvoir mettre de plus petites sections.

Dans la série photo de produit en situation réaliste:
- Bon René, on passe au suivant, c'est quoi ?
- Attends, un tour... à .. bois. Un tour à bois !
- Ah, ok. Et ça marche comment ?
- Ben, je sais pas trop. Y'a un moteur, un grand rail et p'is un truc au bout.
- Bon, ok. Prends un des outils là, et fait comme si tu taillais le bout de bois qu'on nous à filé.
- Comme ça ?
- Non, cornichon, t'es devant, on voit rien, mets toi su'l'coté
- Et là, c'est bon ??
- Ouais, ça va. Prends l'outil à deux mains, ça fera plus sérieux, et décale toi encore un peu à droite.
- ...
- Parfait. Allez, hop, encore une photo pour être sûr. [Clic] .. on passe au produit suivant. C'est quoi ?
- Un gaufrier solaire.
- Ohlala, comment on va faire, on peut pas aller dehors, il pleut des cordes...
Euh, sinon, la machine me paraît beaucoup trop légère et frêle. On dirait un coffret pour enfant genre "tournage 2000", avec dedans des bouts de balsa pour être sûr que ça va marcher

Pour sortir de l'électroportatif, voici la solution:
L'électroportatif n'étant qu'une manière d'utiliser ses mains tout en cherchant à profiter de l'énergie électrique apportée par la batterie ou le cordon d'alimentation, l'étape suivante consiste à ... couper le cordon !
Et donc utiliser de l'outillage manuel
- scie égoïne;
- ciseaux à bois et bédanes;
- rabot, guillaume, varlope et riflard.
ainsi que quelques instruments:
- couteau à tracer;
- trusquin;
- équerre.
Les avantages:
- polyvalence des outils;
- facile à transporter d'un chantier à un autre;
- entretien aisé et rapide (affûtage);
- autonomie illimitée (moyennant un sandwich);
- résiliation de l'abonnement à la salle de sport et remisage des baskets.

Rien ne vaut la chaleur, la douceur, la glisse d'un bon Goldenberg.
Préférer une semelle en cormier ou en chêne vert et un fer bien épais.
Et puis finalement, tout rabot de bonne facture, en bon état, fera l'affaire.
En cherchant bien, on en trouve un bon pour 10€ d'occasion. Et pour 20€, on est le roi du rabot.
leboncoin.fr/r...abot goldenberg