
Est ce que ça ne servirait pas aussi à raboter des bois difficiles ?
En ce moment j'ai un morceau de buis ondé et avec un fil d'orientation variable sur la longueur et même avec mon meilleur rabot bois (lumière très étroite, bien affûté) impossible de ne pas faire des éclats dans les zones de contrefil.
Du coup, j'ai essayé le rabot à dents, suivi d'un racloir, et ça à l'air de bien fonctionner. Et ça reste rapide !

En complément à la réponse de Capludi et etiennedesthuilliers.
Je suis personnellement un grand fan des rabots en bois (et toute la famille des bouvets, varlopes, guillaumes). C'est un plaisir à utiliser.
Il est peut-être plus compliqué d'acheter un rabot en bois d'occasion par rapport à un rabot métallique de type Stanley. En gros, s'il ne manque aucune pièce sur le rabot métallique, si rien n'est cassé, il devrait être assez simple de le remettre en état.
Sur un rabot en bois:
- facile de voir qu'il ne manque rien (fût + fer + coin (+contrefer) = rabot);
- en revanche, plus difficile d'apprécier s'il fonctionnera bien (évacuation des copeaux, copeaux qui se coincent sous le coin...), d'autant plus qu'il existe une multitude de modèles du fait que les artisans eux-même faisaient parfois leurs outils.
Cependant, avec un petit peu d'expérience, je pense qu'il est relativement facile de remettre en état un rabot bois pas trop abîmé. En général il s'agit simplement de refaire la planéité de la semelle : une surface de référence bien plane et une feuille de papier abrasif font l'affaire. Et comme la semelle est en bois, c'est rapide.
Du coup, pour l'achat d'occasion de rabot en bois, je conseillerais:
- de rester sur des rabots de marque connue (Goldenberg me paraît une valeur sure, on en trouve à la pelle sur LBC, on trouve aussi beaucoup de Ulmia, Steiner,... sur ebay.de). Il existe pas mal de rabots Goldenberg avec ajout d'une semelle dure et bien glissante en Azobé. Et aussi des rabots en Cormier massif;
- de prendre un modèle avec contrefer solidaire du fer (modèle plutôt récent). Cela simplifie de réglage car fer et contrefer bougent alors d'un seul bloc;
-d'éviter tout rabot présentant des fentes, des trous de ver, des modifications visibles de la lumière;
-de vérifier que la planche du fer (côté opposé au biseau) n'est pas rouillée, c'est le plus difficile à ravoir.
En cherchant un peu, pour 10€ et même dès fois 5€, on peut faire une bonne affaire et ça vaut le coup de tester la chose. Bien entendu, l'affûtage est primordial.
J'ai un faible pour les rabots et varlopes en chêne vert, c'est lourd et ça glisse à merveille. Mais on tape dans du un poil plus ancien, donc il faut bien vérifier l'état.

Je pense que tu trouveras la réponse dans cet article.
L'astuce consiste visiblement à utiliser une cale avec un angle sur la table de la scie.