
Pour des vis, il faut regarder ce qui se fait du côté des vis de presse d'établi, de presses en C et de serre-joints (=sergents).
Je suis allé voir dans le dico de Justin Storck
à ces mots clés mais les essences ne sont pas mentionnées.
Dans les catalogues d'outils, j'ai l'impression que le charme est le plus employé pour les presses et vis d'établi.
voir par exemple le catalogue des Mines de suède 1929:
- les boîtes à recaler sont en être ou en charme (p8);
- les presses à coller sont en charme (p22);
- les serres-joints et têtes de serres-joints sont en charme (p26-27);
- les vis d'établi sont en charme (p28);
- les vis de boîte à recaler en charme (p29).
Idem chez Peugeot 1904 et Goldenberg 1927 et 1934, du charme pour les presses et serre-joints (et donc pour les vis aussi j'imagine).
Plus sujet à la vermoulure que le hêtre, le charme me semble toutefois plus fin, et surtout offre une meilleure glisse.
Je pense qu'il faut aussi bien lubrifier tes liaisons filetées, avec de la paraffine par exemple, pour limiter le frottement et donc l'usure.
PS: le grain du charme le parait plus fin que le grain du frêne ou du robinier.
PPS : des bois de tournage à grain fin, houx et buis, me paraissent également de bons candidats...

S'il est en bois, en général oui c'est de la bonne qualité, nécessite simplement de petits ajustements:
Les fers sont de bonne qualité aussi:
Préférer chêne vert ou cormier, les meilleurs essences pour le fût:
La fabrication des rabots métalliques Goldenberg a été sous-traitée je pense. Qualité variable. Préférer Darex.
Bon, un rabot, ça reste un fer maintenu dans un fût. Si:
- le fer est correct (bien affûté, acier de qualité c'est à dire avec marque, et muni d'un contrefer),
- et bien maintenu dans le fût (fermement, avec le bon angle)
c'est déjà une très bonne base pour un rabot.
Après c'est facilité de réglage..

Largeur de la lumière
2mm de chaque côté du fer c'est trop.
1mm de chaque côté c'est déjà beaucoup.
Tu peux laisser plus de marge en haut du fût que côté semelle, de sorte à laisser la possibilité d'ajuster l'angle du fer pour que l'arête soit parallèle à la semelle.
Angles
Les angles m'ont l'air bon, pourvu que tu mettes un contrefer.
Sans contrefer, le fer est généralement plus redressé (50° ou 55° peut être).
Géométrie de l'embouchure
Il faudrait que tu aies un tel rabot en bois sous la main, car ton plan ne montre pas la géométrie en bas de l'embouchure, qui doit pouvoir canaliser un copeau faisant la largeur du fer.
Pour un premier jet, je te conseillerais donc de faire
- soit un rabot de type Krenov (avec le coin bloqué par un axe);
- soit des "oreilles" rapportées, collé sur les joues (cf anatomie).
Ou d'acheter 10€ un rabot de type Darex 110
Semelle rapportée
Avec 10mm, tu as déjà de quoi l'user avant de la changer.
Tu peux aussi faire un rabot tout en robinier, de sorte à ne pas t'embêter avec la semelle en plus.
Fer
Il est trop court, il doit dépasser du coin. Sinon tu pourra difficilement le faire descendre au marteau, surtout après affûtages.
Il ressemble d'ailleurs à un fer de rabot de paume (épaisseur, longueur)...
PS: ressources sur la fabrication ici

Pour moi, simple amateur éclairé de mes lectures et discussions, la différence est effectivement dans la manière d'employer les bois dans la construction des meubles. Les définitions données par Bonbonveronbi me conviennent
J'adhère aussi aux définitions de Justin Storck:
Peut être que les termes ont évolué depuis...

Voici ma vision de la chose:
- la nécessité d'élever la température à l'intérieur du four/séchoir: cela repose comme tu l'indiques sur un revêtement noir, combiné à un effet de serre avec une plaque de verre orientée vers le soleil.;
- une enceinte isolée de l'extérieur permet de limiter les déperditions de chaleur, et ainsi permet une température plus importante dans l'enceinte (c'est bien pour un four solaire, pour un séchoir je ne sais pas si c'est nécessaire);
- l'inertie thermique est nécessaire en cas de puissance de chauffe fluctuante, si tu souhaites gommer ces fluctuations. Il faut alors emmagasiner de la chaleur, c'est là que l'inertie thermique est importante (ainsi qu'un lever du jour, au démarrage de ton four). Tu peux alors mettre des éléments qui emmagasinent de la chaleur à l'intérieur de l'enceinte (briques, pierres, ...), je ne sais pas si cela se pratique dans le milieu des séchoirs solaires.

Je crois que moyen de protection durable et naturelle c'est antinomique dans le cas de bois en contact avec le sol.
Les traverses de chemin de fer sont imprégnées à coeur de créosote pour tenir dans le temps, et ce n'est pas un produit très sympa... Même les traverses en azobé sont traitées.
Aucune charpente ne repose directement sur le sol pour cette raison. Il y a toujours un intermédiaire en pierre ou en béton pour isoler du sol (terre, bestioles, humidité, eau).
Soit :
- tu acceptes que ton bois pourrisse, ce qui arrivera tôt ou tard en contact avec le sol;
- tu fais un mur en pierres sèches, ce qui est beaucoup plus adapté et durable.

Salut Guilh63,
Comme promis, les ressources sur les tiroirs que j'ai pu trouver dans mes livres.
Et sinon, pour les tiroirs sur l'ADB, tu peux aller voir:
Voilà ce que j'ai pu trouver.
J'espère que les documents sont assez lisibles (sinon demande), mon appareil photo et moi même ne sommes pas très fort pour faire de jolies photos...

Tu peux te faire ta propre expérience.
Tu prends une planche de dimensions approchantes, tu la pose sur deux plots, tu montes dessus et tu décides si c'est assez résistant ou pas.
Mon sommier et en planches de palette (résineux), d'épaisseur ~17mm, longueur entre appuis ~600mm et largeur des planches ~80mm. Je tiens debout régulièrement sur une planche et ça n'a toujours pas craqué.

Dans l'ordre:
- Pour le démonter s'il est bien serré, tu peux aussi brider délicatemnt le coin dans un étau, et frapper le talon du guillaume avec un maillet. En principe cette méthode permet de venir à bout d'un paquet de coins serrés sur les outils à dégaement latéral des copeaux. L'encoche sur le coin est là pour desserer le coin au maillet.
- le fer: on se fiche qu'il soit rouillé, sauf au niveau de la planche, qui doit être plane et pas piquée. C'est donc là que tu dois passer du temps en premier. Ensuite affûtage du biseau;
- oui, c'est mieux si la semelle est plane. Si tu ne maîtrises pas encore les rabots, tu peux dans un premier temps griffonner sur toute la longueur au crayon graphite, et délicatement frotter sur un abrasif fin bien plan, ça montre où sont les points hauts et bas. Pas besoin non plus d'être plus royaliste que le roy...
- euh, un coup de brosse, et rien, pas de finition. La peinture partira en ponçant/rabotant légèrement la semelle. Paraffine avant utilisation sur la semelle, ça glissera encore mieux.
Ce doit être un guillaume en cormier Goldenberg. La marque est partie (dans l'évidement circulaire à l'avant).