Comparé au CP, tout ce que je vois c'est que c'est un peu moins de travail pour le peindre proprement sans voir le grain du bois ou le chant, mais si on a un bon coup de couteau à enduire ça peut aller très vite.
Alors la recette (je ferai peut-être un pas à pas à l'occase) :
Je peins le meuble avant de le monter si possible, et je fais toutes les couches sur les faces intérieures, seulement l'apret sur l'extérieur, ensuite je monte et je finis l'extérieur.
Je ponce sans trop insister, juste pour enlever le plus gros (parfois un coup de couteau à enduire s'il y a des arrachements par exemple)
Je passe une couche de primaire acrylique, U103 de chez duralex c'est ce que me propose mon fournisseur et ça marche très bien, mais il y a d'autres primaires d'accrochage qui fonctionnent parfaitement.
Cette première couche permet de relever les fibres tout en les bouchant, donc je ponce au 100 puis 120 en insistant ce qu'il faut sur les chants dépoussiérage, et là dessus j'enduis, l'enduit adhère à la primaire, c'est une couche bien tirée, je suis soigneux sur les chants quitte à faire deux passes. J'utilise un enduit lissage toupret, mais j'ai déjà fait avec ce que j'avais sous la main, au boulot (décor événementiel) on le fait parfois au sinto pour la rapidité de séchage sur des surfaces pas très grandes, je n'ai pas d'avis particulier sur les marques d'enduit. L'important c'est que la texture soit légère et facile à tirer, le geste se travaille pour être efficace, on cherche une épaisseur constante, on a bien débarrassé le support de ses saletées pour éviter les traînées, on travaille avec un couteau large pour être bien efficace et uniforme et un second plus large qui sert de palette et qui nous permet de malaxer la boule d'enduit. Le couteau est propre nickel sans trace d'enduit séché, on peut le poncer pour le rafraîchir.
Ensuite je ponce, toujours pas plus fort que le 120, et je remets une couche de primaire ! Car c'est entre l'enduit et la peinture qu'il peut y avoir des problèmes d'adhérence. À cette étape du coup, le meuble est assemblé et les trous de vis rebouchés.
Ensuite, je peux passer mes deux couches de peinture, pas de problème, j'égrène si le fil se relève encore.
J'ai tendance à mettre de ma colle même quand je visse, cela me permet de sceller l'assemblage, et d'augmenter la résistance aux chocs. En fait je règle mes desafleurs au maillet pendant le temps de prise de la colle, ça veut bien dire qu'un choc au bon endroit peut faire bouger l'assemblage par vis !
D'accord avec Étienne, on doit savoir comment réagira son ouvrage dans les conditions dans lesquelles il sera mis en œuvre, et on doit faire savoir au client ce qui va se passer, quitte à faire signer une décharge pour se protéger si le client persiste dans son idée. Tout le monde n'est pas en position de refuser du travail...
Je n'y connais rien en plomberie, c'est au plombier de me conseiller dans mes choix, pas à moi de savoir à l'avance qu'elles seront les conséquences de mes choix.
On ne peut pas reprocher aux gens de ne pas savoir prévoir les mouvements du bois, ce n'est pas enseigné à l'école, et il ne faut pas croire que ce genre de savoir était répandu auparavant (avant quoi d'ailleurs...)
Est-ce que ça ne pose pas un problème de parallélisme du délignage ? Ça me paraît prendre un temps fou de régler avec suffisamment de précision un gabarit sur le chariot, alors que le guide parallèle est littéralement fait pour ça.
J'aurais clairement fait le choix de continuer, les ayant prévenus.
J'ai eu le cas une fois avec des clientes qui voulaient des placards en CP peuplier brut, sans finition. Le projet ne s'est pas fait pour des raisons de budget, mais j'aurais quand même fait le meuble, même si celui ci aurait été impossible à garder propre.
En cas de coupe en biseau des deux côtés d'une pièce fine, placer un cp ou un mdf de 3mm sous la pièce à couper suffit à empêcher le premier biseau de glisser sous le guide parallèle.
Je maintiens l'appui sur le chariot me paraît manquer de précision en terme de parallélisme, qui plus est la méthode décrite nécessite deux fois plus d'opérations qu'une coupe directe, qui ne nécessite qu'un simple début de trait de coupe au bout de la pièce à couper pour régler, ou bien de connaître sa machine et de se faire un tableau avec le décalage du plan de coupe par rapport au guide pour chaque angle courant (les matheux trouveront une vraie formule applicable à chaque angle et chaque épaisseur de lame, mais très peu pour moi).
On a des plongeantes makita à mon boulot (décor événementiel), et je ne sais pas si c'est parce qu'elles ont été utilisées par des gros bourrins ou si c'est un défaut de fabrication, mais je n'ai pas réussi à régler les excentriques qui gèrent le jeu dans la rainure sous le plateau (ce sont deux molettes qui existent aussi sur la bosch et la festool). Pour avoir une coupe à peu près correcte, on pose le rail, on descend la machine pour voir si les dents tombent bien à côté du trait (le pare-éclat a été bouffé depuis bien longtemps), et on est à deux pour pouvoir plaquer la machine dans sa rainure pour éviter qu'elle ne se décale pendant sa course, c'est chiant mais ça passe, heureusement qu'on l'utilise rarement.
Ah bah on a pas le même okoumé alors, dans celui auquel je pense tu peux casser un peu de fibre en surface mais le trou lui même va rester en forme.
Multipli c'est une dénomination commerciale que j'utilise par habitude/abus de langage pour désigner le cp bouleau, j'avoue que sur ce point précis je ne fais que répéter le terme utilisé au boulot
Surtout si tu fais ton caisson en massif panneauté, tu risque de te retrouver avec un bois qui travaille et des tiroirs qui coincent...