"La journée pour souder ça devrait le faire"...
Selon le procédé, attention aux surprises entre la pièce cintrée et la chaleur... Un coup de chauffe trop important ici, un refroidissement trop rapide par là et ta belle courbe qui colle pile poile à l'épure sera vrillée.
Je bosse actuellement avec un ferronnier d'art sur plusieurs projets, et je suis à chaque fois étonné du temps passé à résoudre des problèmes de ce genre (une fois les pièces pointées tout va bien, et puis sans prévenir quand tu fais les soudures définitives, si tu as mal fait ton réglage, ton cadre se retrouve vrillé. Du coup contrainte sur un marbre, chauffe au chalumeau etc... pour le redresser)
Il y a plein de choses intéressantes dans les commentaires, mais toujours le même abus de langage (qui a lieu partout, pas seulement ici) : la non distinction entre COTISATIONS, Taxes, Impôts et autre dépenses plus ou moins obligatoires (banque, assurance, expert comptable, abonnements divers...) et le fait de tout mettre dans un fourre tout qu'on appel "charges".
Or toutes ces charges ne se valent pas : les taxes et les impôts financent les infrastructures de l'état (routes, écoles, armée...) ; les cotisations financent la protection sociale (retraite, santé, handicap, chômage...) ; le reste finance des services rendus par des entreprises privées.
Selon ses convictions politiques on peut être pour ou contre le niveau de chacune de ces catégories de dépense, mais quelque soit notre orientation on devrait faire la distinction ; car si on baisse les cotisation, il faudra compenser par des assurances ou caisses de retraites privées (ou renoncer à un protection) ; si on baisse les taxes et impôts il faudra payer des droits d'utilisation des infrastructures, créer des modèles de financement non étatiques ou se passer de ces infrastructures ; si on baisse les dépenses envers des organismes privés il faudra soit apprendre à bosser sans leurs services, soit compenser par un service public (qui devra être financé par...).
lamalleencoin on est bien d'accord... jusqu'à ta dernière phrase. Même si je pense (j'espère) que beaucoup de commentaires sont faits par des personnes qui savent faire la distinction, personnellement je la trouve très difficile à déceler dans ce qui est écrit ; surtout quand le mot charge est accolé très régulièrement avec social (là où on devrait parler de cotisation sociale)...
Et encore une fois ce n'est pas spécifique à l'ADB, c'est un coup de gueule généralisé.
C'est à toi de trouver dans quel rôle tu te sens à l'aise. Moi j'ai mis le temps, mais j'ai enfin compris que je ne suis pas à l'aise dans le rôle de celui qui fait un devis, encaisse l'acompte puis livre le produit commandé sans interaction intéressante avec le client entre l'acompte et la livraison.
Par contre, vendre des assiettes en bois sur le marché de noël, là ça m'éclate. Parce que justement j'arrive au milieu de cette jungle de bonimenteurs et j'arrive à sortir du lot avec mes créations et à vendre non seulement mes assiettes mais aussi toute la démarche que j'applique pour cela : aller chercher mon bois moi même dans les parcs, jardins ou forêts du coin ; sélectionner les "défauts" du bois et les mettre en avant pour se rappeler qu'avant d'être un saladier c'était un cerisier qui a été greffé, taillé... ; expérimenter des techniques de séchage louches pour inviter des champignons à venir mettre leur patte sur un morceau de hêtre avant de le tourner...
En expliquant ma démarche, j'échange avec les passants sur la politique de gestion forestière en France, la botanique, la thermodynamique, la technique... et au final la question du prix devient secondaire ; même si plein de gens repartent en disant "c'est trop cher pour moi désolé" ; il y a ce petit "désolé" qui change tout...
A l'inverse, un pote qui s'est installé en Charpente en même temps que moi serait incapable de faire ce type de vente, pas assez patient. Par contre il s'éclate dans son système commercial "classique".
Les artisant ont un savoir faire , et ils ne comprenne pas que ce n'est rien sans un " faire savoir"
Ara j'imagine, j'ai un pote qui fait à peu près le meme type de travaux que toi et que j'ai aidé l'an dernier alors qu'il était blessé ; le besoin de passer du temps à discuter est assez palpable.
Ara il fut un temps pas si lointain où ce role social était partagé entre plusieurs corps de métier : le facteur qui passait tous les jours, les vendeurs des 5 petits commerces spécialisés qu'on enchainait pour faire ses courses, la coiffeuse, le vendeur de panneaux solaires avant qu'il ne soit remplacé par une IA conversationnelle...
C'est malheureux qu'il ne reste plus que "toi" et la coiffeuse.
Tu parles de panneaux à déligner ; en plus des raisons de sécurité déjà citées ; sur un panneau de CP 22mm il est souvent plus facile de découper avec une scie sur règle que de soulever et guider le panneau sur une machine sous table (à moins d'une scie à format avec un chariot de 2m50, les serrages et butées adaptées etc...)
Je suis entièrement d'accord avec les considérations mécaniques. La machine n'a pas été pensée pour encaisser des arrets/démarrage brutaux, tu vas diminuer fortement sa durée de vie voir créer un nouveau risque qui n'existait pas : axe voilé, jeu dans te ou tel axe, serrage des réglages insuffisant...
Par contre l'intéret d'un arret rapide je pense qu'il est réel. Pas pour limiter les dégats quand l'erreur est faite et que tu as perdu tes doigts... Par contre l'arret rapide peut éviter certaines situations dangereuses (mais n'est pas la seule solution pour chacune de ces situations).
_lorsqu'on fait une série, pouvoir arreter la machine avant de pousser les pièces coupées s'il n'y a plus de place pour les évacuer en sortie de lame est plus prudent que de les pousser avec un baton (on peut aussi réfléchir notre montage et régler correctement le guide parallèle pour ne pas avoir ce problème)
_si l'on a besoin de régler constamment le guide parallèle et qu'on a (à juste titre) pas confiance dans la jauge de la scie. (si on réfléchit bien, on va perdre 5min sur une journée de travail de 8h... on patiente)
Donc je ne crache pas sur le fait que les machines modernes aient intégré cette sécurité ; mais je ne suis pas convaincu qu'il soit intéressant de les copier sur des machines conçues sans.
encore faut-il trouver le fleuret adapté... ou le fabriquer 60cm de perçage de chaque coté si on le fait en retournant la pièce, c'est pas courant chez bordet ou autres. Il faut aussi un tour avec une belle longueur (ou percer depuis la broche en rotation inversée et laisser la pièce dépasser du banc en étant soutenue en bout par une lunette... mais ça limite le diamètre de perçage possible.
Tout comme un cuisiner amateur qui n'a jamais eu l'occasion de cuisiner avec un couteau parfaitement affuté ne se rend pas compte que le sien ne coupe pas... et en meme temps vu qu'il passe 99% de son temps à couper des légumes et que le résultat est bien suffisant, c'est parfaitement naturel.
Par contre le jour où il veut se lancer dans un tartare au couteau ou un sushi... faut que ça tranche.
Et une fois qu'on a gouté au tranchant efficace, on a du mal à revenir en arrière.
Je confirme, les poignées articulées sont très pratiques. Le système de coulisseau autobloquant est aussi quelque chose à noter : parfois il nous emm*****de parce que l'on arrive pas régler l'ouverture à une main, ou parce qu'une goutte de colle peut les bloquer. Mais quand on a bien préparé son collage à blanc et que chaque serre joint est réglé au poil avant de mettre une goutte de colle, c'est vraiment moins stressant.
l'odeur de cerisier/merisier est effectivement très caractéristique, si tu veux comparer l'odeur est très proche de l'arome artificiel de cerise dans les bonbons regal'ad krema... en tout cas sur le bois vert (on ne juge pas, chacun sa madeleine et je ne m'appelle pas Proust).
Le reste des indices visuels colle ; peut etre une variante ornementale (sakura ou autre variété japonisante) qui expliquerait cette taille ?
Déjà limiter les outils qui roulent et tombent (surtout un problème pour les gouges et les ciseaux fins). Ou rebondissent dans tous les sens quand on taille une mortaise en tapant fort sur l'établi.
Ensuite éviter d'entrechoquer les parties métalliques des outils (ça se discute, selon la délicatesse de l'ouvrier quand il repose le ciseau dans la fente il peut tout à fait faire des dégats...
Et puis il y a le feeling de l'établi bien ordonné, avec chaque outil qui est rangé à sa place, pret à etre dégainé... ça ne rend pas l'ouvrage mieux réussi, mais pour certains ça aide à la concentration.
Cela dépend de la disposition de l'établi et de sa taille...
Dans une perspective "moderne" d'établi hybride entre travail à la main et travail machine, avec un établi central dans l'atelier et accessible des deux cotés ; le ratelier "central" (qui est bien souvent aux deux tiers ou aux trois quart de la profondeur) prend son sens.
Donc les gouges a biseaux plats servent a dégrossir. Pourquoi en ovaliserais tu une?
cela permet de faire un pré-profilage pour des pièces de grande taille avec des moulures peu fouillées (typiquement un manche, pied de table...)
la dimension a de l'importance si seule la pointe agit?
Plus large elle t'offre une meilleure stabilité, mais plus de risque d'accrocher ; plus petite elle permet d'aller travailler des détails plus fins sans accrocher. En réalité ce n'est pas la pointe qui travaille mais une section d'une des deux "ailes" plus ou moins longue suivant la puissance du tour, la dureté du bois et la maitrise du tourneur.
pour les derniers comme je l'ai dis je n'ai pas l'habitude d'utiliser ce type de profils, aucune idée de ce à quoi ils peuvent servir.
pour la refente ça dépend. Si tu veux refendre des pièces de 150 de large ça passe avec une lame neuve mais vu que les lames acceptées sont de toute façon peu larges (maxi 20 ou 25mm il me semble), ce ne sont pas les meilleurs lames pour la refente si ton bois est nerveux.
Disons que ça dépanne, mais faut pas espérer refendre 30mètres linéaires d'acacia en 150 de large.
Kentaro
je suis entièrement d'accord avec toi sur les traditions de chaque corps de métier, on gagnerait à faire des stages réguliers chez les uns et les autres pour élargir nos horizons.
Concernant la presse moxon, je pense que son avantage pour réaliser des queues d'arondes tient en grande partie à la suppression des vibrations lors du sciage puisqu'elle sert toute la largeur de la planche ; et à la possibilité de travailler une planche large de 30cm sans changer de position. Niveau polyvalence, elle est complètement dans les choux.
Chaluthier on voit sur la photo que cette lame est montée sur une scie à onglet. Si sur une scie sous table une denture positive qui force trop (usure ou vitesse d'amenage trop élevée) vient plaquer la pièce sur la table (et donc sécuriser l'opération) ; sur une scie radiale à onglet, une denture positive qui force trop va chercher à décoller la pièce de la table.
Comme en plus sur une radiale le controle de la vitesse d'amenage n'est pas toujours fluide ; que beaucoup ne font pas attention à l'icone qui dit "enlève tes doigts !!" ; qu'il est courant de faire des coupes en deux fois en réglant la profondeur du premier passage à la volée... autant avoir une lame qui n'accentue pas les défauts d'usage.
J'ai toujours été dubitatif sur ces différentes appellations entre radiale, à onglet...
_Elles ont toutes pour objectif de tronçonner avec un angle fixe (onglet)
_Elles se déplacent toutes en ligne droite depuis un centre suivant le rayon d'un cercle (mouvement radial)
_Deux des exemples présentés vont exploiter le principe du pendule pour modifier la hauteur de coupe et augmenter la larguer de coupe (mouvement pendulaire)
J'entends que la scie dite radiale n'est pas limitée à la coupe d'onglets, et qu'on peut donc légitimement utiliser son mouvement comme base de dénomination ; mais on ne peut pas pour autant empecher l'utilisation de ce terme pour les autres scies.

Bien joué, en plus on se retrouve avec une option qui n'existe sur aucun touret : la vitesse variable (par poulie ou variateur)
Par contre je pense que ce montage est à réserver à une meule CBN ou une meule faite maison avec bande abrasive... si on fait la meme chose avec une meule corindon il faut y ajouter un carter car une meule qui éclate à cause d'un plantage de gouge ou si on a oublié de changer la courroie de vitesse, ça existe et ça pique.
Attention aussi pour les tours comme le tien avec le moteur sous le banc : les particules de métal et d'abrasif qui tombent sur le moteur vont etre beaucoup plus délétères pour sa durée de vie que la poussière de bois ; ton support en CP rempli bien son role de protection mais quelqu'un qui voudrait simplifier la chose en affutant à la volée simplement sur le porte outil risque de faire des étincelles... (surtout ne pas me demander comment je le sais
... )