C'est courageux de ta part de t'être lancé dans cette aventure (en grande partie seul), tant sur la mise en œuvre que cela représente comme pour la préservation de son intégrité physique et de sa propre sécurité. Imaginer son futur atelier procure une motivation certaine pour avancer.
je fais avec mes connaissances actuelles qui s'avèrent très limitées.
humble et modeste, on n’aura jamais fini d'apprendre
. J'essaye moi-même de me perfectionner dans mon domaine avant de passer la main, il faut indéniablement choisir ce que l'on souhaite approfondir et sortir de sa zone de confort. Ton pas à pas sur l’échelle à chat l'illustre parfaitement, c'est un domaine qui ne me laisse jamais de marbre et où je ne m'y suis jamais aventuré. L'univers du bois est bien trop vaste pour une vie.
Ah chouette c'est maintenant hors d'eau, content de voir la suite! Ça va être un beau volume sous cette charpente et la zinguerie est top. Ça en fait des ml à plier et des m² à couvrir, ça représente combien de surface pour les deux versants? Je vois que le hors d'air arrive, en te souhaitant une bonne continuation.
J'aime bien
Tu as des détails de l'ossature ? Ça mériterait quelques photos en plus. Tu peux nous en dire plus sur le complexe de toiture ?
Enduit extérieur à la chaux sur fibre de bois c'est ça ?
Merci pour les détails.
Ça me parle bien la paille, les enduits terre et les chantiers participatifs, j'ai fais quelques habitations avec la technique CST. J'ai travaillé avec des artisans formés par Thom Rijven.
Jamais pris le temps de publier à ce sujet.
Es tu inscrit sur le réseau Twiza de ta région ?
Bonjour,
as tu la possibilité de réaliser les murs et la charpente avant de poser la lisse basse sur chantier ?
c'est à dire, assembler, stocker et protéger ces éléments ?
Ça représente quelle surface au sol ?
Si oui, il vaut mieux commencer par là et trouver une solution de stockage et de protection. Les lisses basses pourront être posées juste avant le levage des murs. Réaliser simplement le dernier mur sur mesure, pour anticiper quelques imprécisions dans l'implantation des lisses et l'assemblage des murs.
Pour les entreprises qui disposent d'un atelier et réalisent tout les éléments en atelier, elles posent les lisses une fois que tout est prêt (qu'il pleuve ou non, sinon elles ne travailleraient pas sur plusieurs périodes de l'année...). Comme le souligne Oak, le levage arrive directement en suivant et le hors d'eau est très rapide, le bois n'a pas vraiment le temps de s'abimer. On bâche les dalles bois.
Pour les autocontructeurs et artisans il faut faire au mieux et comme le souligne Zatopek, une fois la construction réalisée et protégée, laisser l’excédent d'humidité s'évaporer avant de passer à l'isolation et aux finitions, c'est très important.
On se rapproche plus de la réalité du métier.
Lisse basse classe 4, avec bande d'arase à double joints, auquel on peut ajouter une autre protection au besoin. Relevé des deux côtés et agrafé. A l’extérieur, le panneaux du murs ossature bois, le pare pluie et le bardage viennent en recouvrement de la lisse basse. Normalement la sous face de la lisse basse (des murs) doit être à 20 cm du sol fini minimum, sinon il y a problème...
Jamais de calage sous lisse basse pour les bâtiments ossatures bois. Sinon on crée un appuis ponctuel et non une charge uniformément répartie sur la maçonnerie. Les dalles ou arases béton ont des exigences plus contraignantes pour y poser les murs ossature bois.
C'est un bon choix.
La couche de corps va relâcher beaucoup d'humidité, les enduits de finition aussi, mais cela n'a rien à voir en terme d'épaisseur d'enduit.
Il n'y a pas de contre indication à poser les panneaux de fibres de bois rigide directement sur le peuplier sans lame d'air. Il faut un solivage bien plan pour la suite, si possible éviter de fixer les panneaux au solivage (en pose flottante), cela permettra de laisser travailler le support.
Une fois les enduits terminés, stocker le peuplier à l'intérieur pour l'acclimater un peu, si tu as un humidimètre, faire quelques relevés avant pose et éventuellement re poser une question ici à cette étape.
Bravo pour cette maison isolée en paille et bon courage pour la couche de corps.
Quel rôle à ce solivage dans le bâti ?
S'il participe à sa stabilité, il est recommandé d'utiliser des panneaux de contreventements (OSB, Agepan, etc...) ou bien des feuillards qui seront fixés au solivage, pose flottante des panneaux impossible.
Quelle finition prévue ?
Parquet massif ? flottant ? Autre ?
Il existe aussi la solution Steico Floor, isolation et support pour la fixation du parquet qui devra être posé sur le voile de contreventement si nécessaire. Cela permet d'éviter la pose d'une dalle complète en OSB, la pose flottante est possible dans ce cas.
Bonsoir,
Pour la question de la stabilité face au vent, elle peut s'obtenir grâce au contreventement dans le plan des murs, de la toiture et aussi dans le plan du solivage quand il y a un ou plusieurs étages. Les queues d'aronde donnent une liaison qui participe à la rigidité de l'ensemble (de mur à mur qui sont eux aussi contreventés), mais les panneaux cloués au solivage permettent de mieux rigidifier l'ossature.
Aujourd'hui un voligeage ou un lambris posé sur solivage n'est pas considéré comme un voile de contreventement, les panneaux sont souvent privilégiés dans les "normes" car structurellement plus "stables", ce n'était pas forcement le cas dans des temps pas si lointains.
C'est important de préciser pour les raisons évoquées plus haut.
La réponse précédente :
je comptais déjà poser les dalles d’Osb en flottant sur l’isolant, est-ce une bonne idée ?
Précision suivante :
Le bureau d’études qui a validé les plans de charpente avait prévu de contreventer avec de l’osb de 12mm.
On parle bien du solivage là ?
Si oui, je pense qu'il est bon de suivre les recommandations du bureau d'étude qui a travaillé sur le projet et de réaliser un contreventement par panneaux (cloués au solivage et non en flottant...).
Ai je bien compris ?
Dans ce cas, et avec un parquet contrecollé flottant, tu peux effectivement te passer du Steico Floor et poser l'isolant en fibre de bois rigide en pose flottante sur dalle OSB. Puis le parquet contrecollé.
si je le pose sans le bois massif et par dessus mon osb pensez vous que j’aurais une bonne isolation phonique des bruits aériens ?
Avec la fibre de bois rigide l'atténuation des impacts sera toujours mieux qu’un simple parquet ou dalles sur solivage, cela dépend aussi des épaisseurs (isolant, dalle, parquet). Il existe d'autres complexes isolants et structurels pour des solivages plus performants sur le plan phonique et thermique (mais plus couteux). Tout dépend des exigences. Si le volume sera ouvert (style mezzanine), l'isolation phonique ne sera pas bonne.
Ok merci,
Les dalles OSB en 18mm, 22mm et plus sont des épaisseurs courantes pour les plancher et les dalles bois.
Les épaisseurs de 12 et de 16mm sont plus utilisées dans le contreventement des murs et toitures.
Puis-je viser mes dalles d’os b 22 directement sur le lambris ou est-ce mieux de mettre du phaltex entre les deux?
Je pense qu'il ne faut pas hésiter à re contacter le BE si jamais il y a des questions à ce sujet, c'est eux qui gère tout l'aspect stabilité et dimensionnement pour ne pas sortir du "cadre assurable".
Généralement les dalles OSB sont vissées directement sur le solivage ou à minima sur des bandes résilientes. Cela permet d'assurer un serrage efficace des dalles sur leurs supports (bien plan, à vérifier).
Si l'on interpose un autre matériaux entre le solivage et les dalles OSB 22mm (comme des voliges ou un lambris), les dalles peuvent ne pas plaquer correctement, les efforts du vents sur la structure auront plus de facilités pour engendrer des mouvements parasites sur le solivage et toutes les fixations qui le compose...
Une autre solution pour garder le côté esthétique du lambris peuplier, un poil plus performante en phonique et thermique et SURTOUT, qui respecte les préconisations du BE :
( A FAIRE VALIDER PAR LE BE, car cela va rajouter une charge supplémentaire sur le solivage déjà en place).
- pose des dalles OSB 22mm directement vissées sur solivage avec bandes résilientes.
- Pose de panneaux isolants rigide en fibre de bois (type steico Floor, en 40 ou 60mm). Pose flottante.
- ( optionnel, pose de plaques de sol standard Fermacell sur l'isolant rigide, 20 ou 25mm). En un ou deux couches croisées. Cela renforce l'effet masse ressort masse.
- pose du parquet flottant.
(optionnel, habillage sous plancher) :
- fixation de liteaux sur le chant des solives (support de lambris).
- isolation entre solives avec un isolant en coton métisse recyclé (car léger, facile à poser et très bon en phonique)
- pose du peuplier (cloué, ou vissé avec vis à parquet).
OU - fixer directement le peuplier sur la sous face de l'OSB
(mais moins performant sur le plan phonique)
Il existe une multitudes de variantes pour tout les prix...
AERLRO à peut être une idée ?
La boite de dérivation, je pensais la coller sur la plaque de Fermacell ? Est-ce que c'est possible ?
Tu veux parler de la fixation ou bien de l’étanchéité ?
Tu peux coller une boîte de dériv' à encastrer avec du Map ou du plâtre. Je préfère les boîtes à griffes (à visser) étanches au niveau des gaines. Elles sont mieux maintenues.
La cloison est bien désolidarisée du sol et des parois par un ajout de liège qui servira également pour tout le sol avant de poser le parquet.
Parfait !
Dans l'idéal les joints des plaques de Fermacell ne devrait pas être les même de chaque côté du mur pour éviter une résonance ?
Alors je suis pas sûr de bien comprendre la question.
Si tu cherches une bonne isolation phonique, il est préférable de ne pas mettre les joints de plaques en vis à vis, l'onde sonore passera là où il y aura une faiblesse.
La double cloison ou une simple cloison avec des montants en quinconces permettent de décaler les joints de plaques, car c'est toi qui décidera ou placer une plaque entière et 1/2 plaque.
Pour la pose sur ces deux types cloisons, avec par exemple une plaque de 1200 x 2500mm, d'un côté tu démarres avec une plaque entière (1200mm) et de l'autre tu commences avec 1/2 plaque (600mm, coupé en deux), puis une entière.
Si tu veux doubler l'épaisseur de plaques sur un ou plusieurs côtés. Sur la même face, poser d'abord une entière à bord droit sur l'ossature et ensuite 1/2 plaques à bords amincis vissé dans la première pour annuler les ponts phoniques. Réaliser l’étanchéité entre plaques à chaque fois.
Pour la section des montants verticaux support de plaques (en 40x40 ou 50x50), je les trouves un peu faibles.
Si tu veux utiliser des 60 x 60 pour les montants, il vaut mieux prendre des lisses hautes, basses et périphériques en 45 x 120mm, puis tu appliques la solution proposée par Chaluthier, tu pourras mettre des panneaux isolants de 60mm d'épaisseur en quinconces sans trop de perte de place, ce sera bien mieux qu'une simple cloison.
Sinon, double cloison en rail placo et vide d'air entre (ou isolé, dans lequel tu passes tout tes réseaux élec), ou montants en 60 x 60 ; 45 x 95 ; 60 x 80 ; à ta convenance suivant l’épaisseur de cloison maxi à ne pas dépasser.
Les plaques de Fermacelle sont bien plus lourdes que le Placo, si le support (l'ossature) n'est pas suffisamment rigide, en cas de chocs ou retrait du bois, tu vas avoir des soucis sur la finition (fissuration, planéité difficile à gérer), la cloison peut vibrer plus facilement.
Pour la pose de la menuiserie, contacter l'artisan. Un support qui est plan, d'aplomb, rigide, ce sera plus facile à la pose.
Ce n'est qu'un retour d'expérience parmi d'autres.
Bonne continuation.
Fish
Si tu le souhaites, tu peux me transmettre les devis en MP en masquant les coordonnées.
Visiblement il n'y a pas d'avenant, pas de CGV, ni de réserves ou de mentions particulières... Parfois le nettoyage et évacuation sont laisser à la charge du client pour faire diminuer la facture, mais cela doit être clairement notifié sur le devis (à l'oral aussi). Votre entente a été bonne dans l'ensemble ?
Le dialogue est toujours préférable.
C'est la jungle en effet.
Il y a des cloueurs spécialisés et d'autres plus polyvalents, mais globalement il faut souvent plusieurs cloueurs pour une activité pro.
Personnellement j'en ai 4, deux pour les finitions et deux pour l'ossature bois, charpente/couverture et bardage.
Il faut bien vérifier le degré d'inclinaison des clous, le diamètre, le type de tête, les longueurs compatibles. Pour les cloueurs de plus grande capacités, il y a ceux qui n'acceptent que les clous à liaison acier ou bien uniquement plastique...
Si c'est un premier cloueur, c'est bien de se rendre sur un site comme Noviclous, il indique la compatibilité des clous en fonction du cloueur, le service est réactif.
Sinon Bostitch et Senco sont des marques connues dans ce domaine.
Plus d'excuse pour mettre le feu en soirée.
Il y a pas mal de vinyles dans ta collection qui me rappellent toute une époque, j'ai du remettre De La Soul dans les enceintes pour ne pas oublier. Merci pour ce petit rappel.
Mais pourquoi mes technics prennent la poussière...
Faut que je trouve une solution.
Non, il me semble que les goudrons de pin de qualités se reconnaissent par une légère coloration rougeâtre.
Regarde aussi chez Dictum :
Goudron de pin Furutjära
Goudron de pin fin Dalbränd Tjära
Goudron de pin très fin Fintjära
Qualité Suédoise...
Le Furutjära, plutôt poisseux, et le Dalbränd Tjära sont diluables dans térébenthine, solvant d'agrumes ou, huile de lin.
Prévoir vêtements sales et masque respiratoire. L'odeur est forte et tenace...
Pas d'utilisation en intérieur (COV)
Le goudron de houille est reconnu cancérigène par la présence de HAP. C'est un produit issus de minéraux (charbon) ou dérivés pétrolier. D'où la précision dans mon premier commentaire (car bien plus toxique, du fait de la présence importante de HAP).
Le goudron de pin à une origine végétale et reste le plus ancien, c'est le produit d'une oléorésine et d'une pyrolyse, les molécules produites sont différentes (je ne dis pas sans risque, ni complétement naturel ;)).
Pour les feuillus, la pyrolyse obtenue (acide pyroligneux) génère plus de COV et contient des composés phénoliques complexes...
Je préfère faire la distinction entre goudron de houille et goudron de pin.
Dans tous les cas, ne pas mettre ça en intérieur, porter des gants et un masque et ce dire que le bain marie n'est pas exclusivement réserver au chocolat.
A utiliser à bon escient.




Gros chantier poteaux poutre en perspective. Tu tailles seul? Quelles seront les dimensions de ton futur atelier?
C'est bien expliqué dans ton retour d’expérience, la clé dans ce genre d'aventure c'est le prélignage des bois et le lignage d'assemblage. Une fois que l'on visualise un plan fictif dans lequel tout ce beau monde s'assemble, ça ouvre le champ des possibles.
Là où ça devient plus organique et presque sans limite, c'est le moment ou tu commences à travailler sur des troncs à multiples courbures et dans plusieurs plans, des fourches... Des bois que l'industrie rejette, mais qui deviennent une mine d'or pour qui les travaillent avec passion. Le chêne, le châtaignier et le robinier se prêtent bien au jeu.
Ça se complique aussi pour le choix des bois sur pieds et le prélignage.
Pour créer 4 faces (ou 2) avec de multiples courbes, on oublie la scierie mobile pour revenir à la tronçonneuse ou la hache. Là, c'est avec les bois que l'on compose l'épure à l'aide du lignage de connexion et non l'inverse. Le lignage d'assemblage se fait avec un cordeau et un niveau posé d'aplomb pour les plus tordus. Si les courbures sont toutes dans le même plan, il est possible de ligner par rapport à un plan fictif. Le bois de brin reste plus stable et résistant par rapport aux bois sciés.
Quand je sors de chez moi pour marcher près des chênes en boisement naturel je les trouve toujours aussi fascinants. J'observe maintenant leurs croissances et courbures dans divers plans, pas trop quand même pour ne pas oublier l'essentiel...
Et cette charpente tu comptes la lever à la corde?
Bonne continuation.