Bonjour,
bon, étape suivante, l'assise...
Pour 6 pieds, une assise ronde et plutôt épaisse (4cm minimum) me semble judicieuse. Un bois dense et peu fissile (fendif ?) est une bonne option. Orme, érable, frêne, poirier...
Vu le style des pieds, peut-être as-tu imaginé de faire l'assise à la tronçonneuse dans une rondelle de tronc ?
C'est risqué question résistance mais je ne sais pas quelle durabilité est prévue pour ce fameux tabouret...
Ensuite, si les pieds sont un peu inclinés, faire des trous en pente est assez simple, ma seule réserve tient au risque de fendre l'assise là où le fil ne sera pas très long (il est tôt, je cherche mes mots...) plus les pieds seront fixés vers le centre et meilleure sera la résistance.
Avec une perceuse et une mèche au bon diamètre, percer incliné en se guidant visuellement avec une fausse équerre ou un gabarit
La solution adoptée traditionnellement pour ce type de siège consiste à rajouter des traverses sous l'assise (2 pour les chaises à 4 pieds) dont le fil est orienté en travers de celui de l'assise. Pour 6 pieds, ça devient un peu complexe...
Reste à façonner l'extrémité des pieds, ça peut se faire à la plane,(avec un banc à planer, ou une bonne presse) au couteau, à la râpe, en vérifiant au fur et à mesure avec un bois percé.
Pour l'angle, tu peux aisément confectionner un gabarit en carton après avoir disposé deux pieds à l'angle souhaité, avec un tasseau figurant l'assise, sinon une "sauterelle" aka fausse équerre est bien pratique.
Pour fixer définitivement les pieds, une entaille à la scie, puis un coin en bois, collé et enfoncé. Ce qui dépasse des pieds et des mains coins sera arasé après, permettant ensuite le façonnage de l'assise.
Comme un bon croquis vaut longues explications, voici...
Bonne taille.
Jean
Bonjour,
J'utilise fréquemment une règle au moins aussi longue que la planche à travailler, que je positionne dans les diagonales. Je peux ainsi voir et surtout sentir où sont les points hauts, la règle pivote sur les bosses et me permet d'évaluer le gauche et les surfaces à corriger tout en gardant une bonne image/lecture de la planéité.
Avec une règle en bois, on peut rajouter de la craie/du noir de crayon ou autre et ainsi marquer les zones à retoucher.
Quand la retouche est importante, j'utilise un riflard et je travaille en biais ou en travers, en attaquant du bon côté pour éviter d'éclater en sortant. Quand un trait définit mon plan, je fais un chanfrein rapide qui me permet de visualiser la progression.
N'aurais tu pas avantage à dresser les chants, globalement d'équerre avec une face brute, puis d'assembler tes traverses pour faire la planéité après, une fois pour toutes (du moins avant déformations ultérieures...
Pour un établi, je ne me fatiguerais pas à raboter l'envers, je me contenterais d'une planéité limitée à l'épaisseur des pieds (ou pas, chaque pied pouvant être tracé individuellement en fonction...)
Petit conseil, si tu peux mettre le coeur au soleil, les déformations ultérieures seront plus faciles à reprendre...
C'est chouette de t'être attaquée à un tel projet, bon courage, et prends soin de toi. (L'alimentation aide beaucoup, surtout les plantes riches en oligo-éléments et en chlorophylle, orties en tête de liste...)
Bons copeaux.
Jean
Bonjour,
Tu trouveras ici la recette que j'ai proposée à Malijaï, et qui a bien fonctionné pour elle.
Avec une laine d'acier très fine, cela devrait nettoyer et raviver le vernis.
Pour les creux de sculpture, j'ai l'impression d'une patine d'origine, destinée à renforcer les contrastes.
Quand au style, on est plus dans l'art déco que dans l'art nouveau, années 30/40 comme le propose glaude .
Pour info, les vernis encrassent également les abrasifs, sauf certains bien spécifiques (frecut/stéréatés...)
Ah, ne pas lésiner sur l'huile de coude...
Bon courage.
Jean
Bonjour,
attention à éviter la pente de fil pour les montants et les traverses, cela engendre un vrillage de l'ensemble lors de l'équilibrage du bois avec l'humidité ambiante.
C'est ce qui s'est passé pour le portail d'un voisin, il a depuis fait poser un portail en pvc...
Sélectionner donc des bois ayant poussé bien droit, et non vrillés avec ou contre le soleil.
Peut-être prévoir une pièce d'usure pour la liaison avec l'anneau ?
Voilà, bonne journée.
Jean
Bonsoir à toustes,
deux idées me sont venues sur le sujet : j'ai acheté chez Tartaix à Paris des plats d'acier pour refaire des éléments de support de couteau diviseur d'une combiné Lurem 410 STI. Il est possible qu'ils aient la qualité et la dimension dont tu as besoin. Ils connaissent peut-être aussi les entreprises en mesure d'effectuer l'usinage à coût raisonnable.
Sinon, est-ce que la géométrie de l'arbre permettrait de réaliser deux porte-plaquettes, avec trous filetés pour le serrage. Les plaquettes pourraient tout à fait être espacées de leur largeur - 2/3 mm, et reposer sur un appui en angle pour être bien alignées. Les deux portes fers ont leurs plaquettes en décalage (quinconce ?)
Cela est bien évidemment sous réserve que les porte-plaquettes ne talonnent pas.
On serait là avec un usinage réalisable par fraiseuse à commande numérique, sur un acier moins dur...
À suivre...
Jean
Bonjour,
j'utilise beaucoup de peuplier pour divers agencements et planchers d'étage, et j'aime beaucoup ce bois, léger, très stable une fois sec, et durcissant avec le temps et une finition à l'huile.
Je choisis des plots de super qualité, A/AB secs séchoir, et le prix est très raisonnable, 440€/m3 en 2023, pour des diamètres medians entre 60 et 80cm...
Je l'assemble en grands panneaux ou cadres montants et traverses.
Je n'hésite pas à débiter en queues de billard pour éviter de perdre de la surface, les panneaux assemblés ensuite sont souvent en cloison, mais même apparent, ça passe bien, avec un peu de pédagogie parfois.
Pour les portes, traverses haute et basse assemblées avec lamello, (domino désormais), de toutes façons, c'est le bois local le plus stable que je connaisse avec le noyer.
Il m'arrive de gagner en longueur avec des joints sifflets quand l'ouvrage doit être peint.
Attention aux coups et autres marques...
J'arrête le ponçage au grain 120, puis huile dure Oslo, même au contact direct avec l'eau...
J'en fais même des fonds et éclisses de violoncelle, et ça marche super bien.
Le tilleul est un peu moins stable et un peu moins résistant à mon goût, mais j'aime bien quand même...
Voilà ce que je peux dire sur le sujet...
Bons copeaux.
Jean
Bonjour,
l'illustration issue de la planche 48 du Roubo que tu as publiée avec ta question peut donner une piste "historique" pour la manière de faire...
À une époque ou n'existaient ni scie à ruban ni cylindres ponceurs, la scie à chantourner s'imposait, l'ajustage final pouvant s'effectuer au rabot ou au guillaume (dits de bout, mais contrairement à maintenant, la pente de fer/angle de coupe était plus forte)
Voilà, si ça peut nourrir ta curiosité... Et un peu d'eau étalée à l'éponge ou au pinceau sur le bois debout facilite la coupe...
Bons copeaux.
Jean
Bonjour,
avec un délai aussi court, j'irais au plus simple : une voire deux glacières type camping, lavables sans difficulté, dans un caisson en bois de douglas type bardage, brut ou raboté, et lavable au nettoyeur à haute pression, avec ou sans produits. Il est probable que les cuisines ou le service technique de l'établissement disposent d'un tel matériel, les consulter peut être une bonne idée, ils auront sûrement des idées/propositions intéressantes.
Montage cloué ou vissé inox, fond facon caillebotis pour faciliter le séchage après lavage, les côtés peuvent avoir un traitement similaire avec un jour de quelques millimètres, ça permet d'éviter la vue sur les glacières.
C'est un objet conçu façon décor de théâtre, pas un prototype visant homologation pour production en série, il sera prêt pour la date prévue...
J'ai réalisé il y a longtemps une "baraque à glace" pour la pièce "Casimir et Caroline" d'Ödon von Horvath, un chouette souvenir, ton projet l'a fait revenir à ma mémoire, merci. 
Pas de bois traité, même si pas de contact direct avec la nourriture, les toxiques sont volatils...
Pas de finition non plus, le douglas est naturellement classe 4, et une finition risquerait de souffrir au nettoyeur haute pression.
Les UV et la lignine du bois ont des vertus bactéricides.
Voilà, bonne taille.
Jean
Bonsoir à toustes,
n'étant pas membre de la fameuse BRB ( Brigade de Répression du Bricolage ), je ne me prononcerais pas sur ce qu'il convient de faire, et tes expériences, bonnes et mauvaises, sont formatrices de toute façon...
La technique habituelle pour décaper un vernis ou une peinture consiste à utiliser un décapant (avec des gants, un tablier ou une cotte de travail et des lunettes de protection) dans un lieu convenablement ventilé.
Quand le vernis ou la peinture sont suffisamment ramollis, on les enlève avec spatules (métal et/ou bois dur) racloirs de diverses formes peu ou pas affûtés, et laine d'acier.
C'est un travail fastidieux, plutôt désagréable, et le bois peut ensuite avoir besoin d'un nettoyage/éclaircissage/traitement avant de pouvoir envisager une nouvelle finition.
Le ponçage est considéré comme un peu violent, puisque en plus du vernis, une pellicule de bois, parfois riche d'une belle patine dans le cas d'un meuble ancien/de style, risque de partir, sans compter les arêtes qui peuvent être sérieusement entamées/émoussées...
Bon décapage, et bon week-end.
Jean
Bonjour,
les madriers sont effectivement une bonne idée, prévois la pente la plus longue que possible, et une solution en biseau pour l'arrivée au sol.
Un support intermédiaire, parpaing ou autre est toujours bienvenu.
Tu peux également envisager des planches de glissement horizontal pour éviter de racler sur le béton. L'osb est parfait pour ça, faible coût et très bonne glisse.
Je confectionnerais également une "luge" en osb ( une simple plaque avec tasseaux de maintien/cadre) comme support des machines pour faciliter le guidage, à plat comme en descente.
Des sangles, un bon levier, un ou deux pieds de biche, des gants et des chaussures de sécurité et roule ma poule glisse ma biche...
Bonne manutention.
Jean
Bonjour,
je ne sais pas si ça répond à ta question, mais voici la manière avec laquelle je procède pour les panneaux de porte extérieure, afin de m'assurer que l'eau reste bien à l'extérieur...
Les photos montrent les deux traverses et le panneau d'une porte en douglas de 70mm (triple vitrage oblige).
Ça peut se réaliser en simple rainure, et le panneau en fil vertical, selon le même principe.
J'hésiterais un peu à mettre du frêne en panneau à l'extérieur, que je considére moins stable que du châtaignier, ce que me confirme une consultation rapide de mes cours de brevet de maîtrise. Des panneaux sur quartier sont plus stables, mais faut-il le préciser...
Bons copeaux.
Jean
Bonjour à toustes,
une rotation ? Ça se fait en comptoirs de bars et autres...
Avec des roulettes, et une coupe en pente (voire en courbe, c'est plus chic...)
Reste à voir si tu disposes du dégagement nécessaire, difficile à apprécier sur tes photos.
C'est plus simple à gérer à l'usage qu'un dispositif mobile, plus difficile à remettre en place si bien ajusté.
Voilou.
Jean
Salut à toustes,
comment te permettre de choisir entre menuisier et ébéniste ?
Peut-être en te suggérant de commencer par les bases, pour affiner ensuite... je te parle ici depuis ma triple casquette, même si j'ai fait le contraire !
En précisant que le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui, et que ta patience sera la bienvenue si tu gardes un poste à 60%...
Ensuite, au vu du nombre de ceux qui souhaitent se reconvertir, conjugué à une conjoncture politico-économique assez flottante (chacun peut rajouter ici le/les qualificatif/s qui lui parle/nt ), je m'interroge sur l'état du marché à venir...
Enfin, yolo comme on dit de nos jours, alors fonce, et ta vie t'appartiendra.
Bons copeaux.
Jean