L'Air du Bois est une plateforme Open Source de partage collaboratif ouverte à tous les amoureux du travail du bois. (En savoir plus)

Rejoindre l'Air du Bois Se connecter

222 réponses
Chaluthier

Bonsoir et bienvenue,

Quelques retours ici.

Les machines de marque Jet sont également de bonne qualité, et je ne me limiterais pas forcément à du neuf...
Il est possible de trouver des occasions plus ou moins récentes en bon état... Et tu sembles avoir de bonnes compétences/ressources pour régler une machine

Voilà.

Jean

Chaluthier

Rien de plus original à proposer pour le départ, à savoir surcote et calage du meuble à niveau avec coins simples ou en paire (faces calées parallèles).

Ensuite, je mesure la différence par rapport à la hauteur définitive, je règle l'ouverture d'un compas à cette valeur que je reporte sur les pieds en "traînant" la pointe du compas sur le sol.

Si pas de compas, une cale de la bonne largeur maintenue au pied du pied, un crayon, et voilà.

Un dessin ?

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Bonsoir,

je suis tenté de répondre, même s'il est difficile de savoir de quoi il en retourne à distance.

Une première hypothèse, en partant du principe que ta dégauchisseuse est bien réglée ( tables sur des plans parallèles, table de sortie un quart de poil en dessous du cylindre de coupe, pour éviter que la planche que tu rabotes bute sur la lèvre) et les fers bien affûtés et réglés.

On présente le bois "hollow side down" ( c'est ainsi que j'ai appris, à Londres, dans les eighties ) soit côté concave sur la table.

Le but est de faire avancer la planche sans beaucoup appuyer, ce qui peut la déformer et faire prendre plus de bois au centre.

Pour cela, la pression vers le bas et vers l'avant est exercée par la main gauche, au dessus de la table de sortie puis par la main droite qui prend le relais, toujours sur la table de sortie. Puis la main gauche et on recommence...

Comme la planche est concave, le dégauchissage va tout d'abord se faire en entrée et en sortie, et il faut éviter d'exercer une pression vers le bas entre deux, au risque de créer un creux longitudinal, un peu comme celui que tu décris.

Je travaille actuellement avec une Jet 310, arbre hélicoïdal à plaquettes, et avec une Lurem 310 sti à arbre Tersa ( et parfois avec une Kity 636 en vente ici ), et rabote couramment des longueurs de 2.50m sans problème. J'ai deux servantes à rouleau que je règle pile poil à la hauteur de chaque table, à l'aide d'une règle de maçon de 2m, et ça aide bien, surtout pour des sections un peu fortes et donc lourdes.

La Jet 410 doit être une bonne machine, j'aime bien cette marque, un bon compromis amateur/professionnel.

L'hypothèse d'un mauvais réglage n'est pas évident, mais possible, avec d'autres conséquences : la table de sortie est un peu trop basse, cela peut provoquer du creux, ainsi qu'un "coup" en sortie.
Si les deux tables sont en "vallée", avec le cylindre de coupe au fond, difficile de dégauchir, on obtient une surface convexe, et à contrario, si le cylindre de coupe est sur un sommet, alors la surface pourra être concave, et la planche lèvera de la table d'entrée en fin de passe...

J'espère que mes explications sont suffisamment claires pour pouvoir reprendre ton dégauchissage et observer ce qui se passe...

Bons copeaux.

Jean

Mis à jour
par Hed il y a 4 jours
Chaluthier

Bonjour, est-ce que cette finition correspond à ce que tu recherches, ou est-ce trop sombre ?

Il s'agit de l'huile "Top oïl" Osmo.

Elle est ici appliquée sur du peuplier.

Voilà...

Jean

Chaluthier

Bonjour,

difficile de te répondre, ne sachant pas ce que tu souhaites tourner. Tu peux peut-être simplement éviter les doublons.

Je note juste que les bédanes sont destinés à tailler des mortaises, en mode menuisier, et non à tourner...

Bons copeaux.

Jean

par Tibo2A il y a 5 jours
Chaluthier
( Modifié )

Parlons argent :

1000€ par mois, ça fait 12 000€ par an.
À 5%, c'est le rendement que tu obtiens pour 240 000€, à 3% pour 400 000€ !!!

Est-ce la valeur actuelle du matériel que tu proposes à la location ?

Si tes machines ont plus de 5/7 ans, elles sont donc à priori amorties, valeur comptable ? Tu devrais trouver ça dans l'actif du bilan de l'entreprise de ton père et toi.

Je trouverais plus arrangeant de faire une évaluation du parc de machines, et d'accepter de les vendre, avec un règlement mensualisé le cas échéant...

Si l'entreprise préfère payer des charges, pour des raisons fiscales/comptables, ça peut être une location-vente.

Leur as-tu dit que tu te renseignais sur le forum de l'Air du bois ?

Jean

Mis à jour
Chaluthier

Je ne peux m'empêcher d'apporter mon grain de fleur de sel sur le sujet...

Quelques éléments de réflexion : tout d'abord, l'essentiel du retrait et des déformations se produit lors du séchage du plot, puis lors de la période d'acclimatation du bois après le prédébit. Cette phase est plus que conseillée si l'on n'a pas eu la possibilité de stocker son bois par avance dans des conditions proches de celles de l'usage définitif.

En clair, avec un bois au bon niveau de siccité, le mouvement est gérable, et concerne principalement les variations saisonnières, naturelles ( la pluie, le froid sec, le soleil pour les ouvrages extérieurs ou en interface ext/intérieur) comme artificielles (le chauffage, la climatisation...)

Autrement dit, une pièce sur dosse ne devrait pas tuiler de manière excessive, et si en plus elle se retrouve contrainte, ( par un cadre, un clouage sur lambourde dans le cas d'un plancher...), alors tout va bien, en général.

Le choix de l'orientation me semble davantage d'ordre esthétique, par exemple pour des pieds de table : pour que les 4 faces aient un dessin similaire, disposer les accroissements à 45°.

Pour un plateau de table, ça sera selon le goût de chacun, et fonction du bois disponible, bien entendu. Laisser au bois la possibilité de bouger reste essentiel.

Pour un côté de tiroir, mon prof de pratique, en CFA (vous avez des quetsions ?), conseillait, en cas de dosse ou de fausse dosse, de disposer le coeur à l'intérieur : son explication était qu'en cas de déformation, le tiroir ne risquait pas de coincer.

Roubo, de son côté (je n'ai pas retrouvé le passage...) préconisait de faire les panneaux sur quartier, et les montants et traverses sur faux quartier ou sur dosse.

À l'époque, ni séchage artificiel du bois, ni chauffage central, il fallait donc gérer plus de déformations qu'à l'époque actuelle (je parle en relatif, et non en absolu). On comprend alors aisément qu'un panneau (pièce en général assez voire très large) gagne à plus de stabilité dimensionnelle.
Pour les montants et traverses, moins larges, on peut accepter un peu plus d'instabilité, elle restera moindre en valeur absolue.

Voilà, c'est somme toute une affaire de logique, de réflexion, et l'expérience ainsi que la curiosité et le partage se complètent dans cette quête infinie de la connaissance...

D'autres avis sont possibles, la diversité a du bon, assurément.

Au suivant 😉

Jean

Chaluthier

Bonjour,

quand une pièce comme celle-ci n'est plus disponible, deux possibilités :
trouver un autre rabot à cannibaliser (ou à utiliser en remplacement) ou refaire une pièce à l'identique, avec les outils adaptés.

Rien de bien sorcier pour cette pièce : un bon étau, une scie à métaux et des limes, un marteau et une solution pour chauffer au rouge pour le cintrage si nécessaire... Ah, un chasse-goupille aussi peut-être ?

Alternative, sous-traiter à une entreprise de mécanique, le prix risque de te refroidir...

Vive l'autonomie !

Jean

par rebuf il y a 11 jours
Chaluthier

Voici le coin...

Pour le rabot, on en a parlé ici

Voilà.

Jean

par Oliv40 il y a 11 jours
Chaluthier

Pour l'immense majorité des telecasters, c'est frêne ou aulne (swamp ash et red alder).

C'est vrai que celle-ci fait penser à du frêne, même si la photo un peu lointaine ne me permet pas de le confirmer.

Un gros plan sur les pores ainsi qu'en bois de bout permettrait de donner un avis plus définitif, certaines guitares ayant été réalisées en pin, qui peut donner un aspect comparable, de loin...

Bonne soirée.

Jean

Chaluthier

Bonjour,

as-tu essayé de les contacter sur leur ligne téléphonique ?
Ils ont (ou avaient ?) des conseillers parlant anglais, voire français...

J'ai effectivement reçu l'info en mai, étant encore répertorié professionnel dans leurs fichiers, j'attendrais d'en savoir plus avant d'envisager de commander chez eux à nouveau...

Tiens nous au courant de la suite.

Jean

Chaluthier

Bonjour,

peux-tu faire une photo de l'usinage pour la pose des agrafes, ainsi que du profil existant ?

Sinon, sauf à trouver du bois d'ossature exceptionnel en qualité, je m'orienterais plutôt vers du plot de douglas choix A. Le bois d'ossature comporte beaucoup de noeuds, pas top pour un tel ouvrage.

Alternative possible, trouver du pin d'Oregon sur Lbc, ou chez un menuisier local qui pourrait t'en céder un peu.
J'ai trouvé quelques avivés à prix raisonnable (négocié !) l'an dernier.

Pin d'Oregon et Douglas correspondent à la même espèce, mais le pin d'Oregon est sensé être importé des USA : la croissance plus lente génère un accroissement serré, moins de nœuds, et une meilleure qualité en termes de résistance mécanique.

Alternative possible, le mélèze, densité et résistance similaires...

Pour le débit, une circulaire stationnaire peut faire l'affaire, après avoir corroyé l'avivé. Lame de débit avec 2/ maxi 3 dents dans la coupe. Passer ensuite les lames en raboteuse pour enlever les traces de sciage.

Pour le profilage, l'idéal selon ton équipement serait de mettre ta défonceuse sous table, et d'utiliser des presseurs pour la régularité des profils. N'ayant pas vu les lames, je ne peux te conseiller sur les mèches à utiliser.

La toupie est souveraine pour ce genre de profilage, mais son coût et son apprivoisement la rendent moins accessible, sauf accès à un atelier partagé avec les conseils qui vont bien.

Voilà, peut-être d'autres auront des propositions différentes/complémentaires, c'est là le charme de l'Air du bois...

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Comme ça !

L'angle complémentaire de 135° c'est 45°, ce qui résulte naturellement en un angle de 90° au sommet.

Pour la longueur des "chevrons", c'est la demie largeur de la cabane x √2.

Attention, il s'agit de la longueur d'arête à arête ( d'angle extérieur à angle extérieur). Le chevron taillé à 45° sera plus long pour tenir compte du mi-bois.

La fonction racine est disponible sur l'appli calculatrice des smartphones, en général.

J'espère que mes explications sont claires...

Bonne taille.

Jean

PS, je n'ai pas précisé le pourquoi de √2... C'est la valeur de la diagonale d'un carré de 1x1... Remember Pythagore.

Mis à jour
Chaluthier

Salut JeffBurlu ,

nous sommes peu, non disponibles H24, avec une attention limitée, tout comme nos savoirs et nos centres d'intérêt.
Nous répondons quand nous pensons pouvoir apporter un ou des éléments de solution à la question posée.

En cela, pour une recherche de renseignement (l'intelligence dans son premier sens en anglais > cf "intelligence service"), difficile de battre l'IA.

Nous sommes nombreux.ses, passionné.e.s,désireux.ses de partager avec bienveillance nos connaissances, expériences et projets, capables d'imagination, de projection, de réflexion sur les conséquences de nos actes, de capacité à nous décentrer pour acquérir de nouveaux points de vue, avec en plus des mains, plus ou moins habiles, qui peuvent interagir avec la matière, par me truchement d'outils simples et/ou sophistiqués.

Cela nous permet de mettre en oeuvre une intelligence collective, subtile et puissante, et tellement plus agréable de par le lien qu'elle crée, qu'un monde où la nécessité de [penser par soi-même ](lemonde.fr/ide...ts-du-monde-et- fait-de-la-mise-en-mots-un-automatisme-imbecile_6701921_3232.html)devient optionnelle.

Alors voilà, ma réponse est : " ça dépend...'

À chacun de chercher la sienne.

Bon dimanche.

Jean

PS, réponse écrite sans recours à l'intelligence artificielle, mais avec l'aide d'un moteur de recherche alternatif pour retrouver l'article du Monde (Duckduckgo)

par jmulliez il y a 9 mois
Chaluthier
( Modifié )

Bonsoir,

si le joint est dégradé avant et/ou après ponçage, il convient de le refaire.

S'il s'agit d'un mastic silicone, il aura été réalisé après la finition d'origine, les vernis et peintures ne tenant généralement pas sur le silicone. Attention alors de bien l'enlever partout afin que le nouveau joint n'ait pas de problèmes d'adhérence.

J'utilise les mastics MS dits polymères, à priori moins polluants que les polyuréthanes, et qui peuvent être peints. Choisis un mastic résistant aux UV, après tout, ce sont des fenêtres...

Si je devais vernir des fenêtres, je choisirais un vernis marine, et le Tonkinois aurait ma préférence.
Je passerais les deux premières couches diluées à l'huile de lin et à la térébenthine pour une meilleure imprégnation (10/10/80 en première couche, 5/5/90 en seconde).

Pour de la peinture, la marque Kreidezeit à ma préférence, elle est incroyablement plus qualitative que ce que l'on trouve en GSB, voire chez les fournisseurs bâtiment généralistes.

J'ai refait les peintures des ouvertures d'une amie il y a 10 ans déjà, elles sont nickel, comparativement aux deux témoins Farrow and Ball qui ont commencé à craqueler au bout de 5 ans...

Petite astuce, le papier cuisson est très pratique pour éviter que des surfaces peintes adhèrent l'une à l'autre, si l'on n'a pas le temps de faire sécher grand ouvert...

Voilà ce que je peux dire, bon courage pour ce chantier, il fait beau, c'est le bon moment...

Jean

PS, hormis le mastic, quoi que, vernis et peintures que je conseille penchent en faveur d'une planète plus saine...

Mis à jour