Pour une dentition carbure, je te conseille de te rapprocher d'un bon chirurgien dentiste, mais je doute qu'il puisse intervenir...
Pour une denture, carbure ou cobalt, un fournisseur de lames de scie à ruban sera plus à même de te proposer la bonne solution. De mémoire, les forges de Loire ont des rubans bimétal, pour ma part, je me fournis en Lenox chez bandsawdirect.
Sinon, un disque multimatériaux avec une disqueuse/meuleuse d'angle, certains coupent métal, bois, pierre etc.
Bon courage.
Jean
Salut à tous.t.es,
Ah, la restauration, on risque de s'empailler sur qui a raison et qui pense avoir plus raison...
Un restaurateur fera forcément selon son éthique et ses compétences...
Il fera aussi en fonction de ce qu'attend le donneur d'ordre : en effet, entre un antiquaire, qui cherche à maximiser sa marge, et un conservateur de musée, qui n'a pas franchement la même vision des choses, bien des possibilités existent.
Techniquement, beaucoup de choses sont possibles, suivant le budget disponible:
la dépose puis la repose du placage après intervention sur le bâti, la reprise du film de colle (à condition qu'il s'agisse bien d'une colle réversible telle la colle à chaud comme le précise normandie), pour cela, un grillage fin faisant résistance+ un transformateur spécifique et un gros savoir-faire...
Des greffes, pour le bâti et/ou pour le placage, des mastics de remplissage et/ou de finition, si l'on considère qu'une restauration "invisible" n'est pas nécessaire, et que la "lecture" de l'objet ainsi que sa stabilisation sont prioritaires... (Eh oui, les cicatrices d'un objet sont aussi des témoignages de son vécu, et dignes d'être conservées, d'un point de vue historique).
Que dire de plus sans un diagnostic précis des pathologies du meuble ?
Ah si, rien de définitif sur cette terre, même pas la vanité... Alors un vulgaire meuble...
À suivre.
Jean
Bonjour à tous.t.es,
Ben comment dire, je n'ai pas atteint le niveau de perfection de certains...
Mais moi, je ne fais jamais d'erreurs, je fais des expériences, na !
J'ai entendu quelque-part que les leçons des échecs (dans la vie, pas sur un échiquier) sont des plus profitables.
Alors oui, j'ai le sentiment d'avoir bien profité, sans avoir trop causé de tort à quiconque, et je l'assume en toute simplicité.
Bons copeaux.
Jean
Bonsoir,
je vais répondre un peu à côté, mais ça devrait peut-être te donner quelques idées.
J'ai réalisé un plafond entre solives en dalles d'osb 12mm trouvé chez Dispano. Les écarts maximum sont de 75cm entre solives. J'ai tout d'abord fixé des tasseaux 27x27 le long des solives puis vissé les pièces d'osb par dessous, pour garder un carré apparent (voir photo)
Les caissons ainsi créés ont été remplis en ouate de cellulose, à +/- 50kg/m3, soit 4,5kg/ml pour une largeur de 75cm.
Après ça, rebouchage des trous de soufflage puis une couche de badigeon de chaux pour éclaircir.
Bilan, aucune flèche de l'osb, qui est vraiment rigide pour un tel usage, et super pratique à poser, rainure languette...
Je n'ai pas mis de renforts en travers, qui auraient gêné pour le soufflage de l'isolant (passage du tuyau), mais avec un isolant en panneaux et pour une largeur supérieure, alors des renforts auraient été tout à fait possibles.
Cela dit, je pense que du 12mm devrait pouvoir faire l'affaire même sans renforts pour un entraxe de 100cm, (espace de 90cm puisque solives de 100) la charge étant minime.
Si je devais le faire, je ferais un test simple pour voir la réaction en charge...
Voilà, à suivre.
Jean
Bonsoir,
j'interviens peut-être un peu tard...
Il existe ce système appelé "magic wire", assez facile à copier avec du rond de 2 ou 3mm en acier doux.
Une rainure arrêtée sur le chant largeur des tablettes, des trous ad-hoc sur les montants, et hop...
Voilou.
Jean
Tu peux te faire une règle en contreplaqué de 5mm avec un tasseau vissé qui servira de guide à la semelle de la ts55, ça sera plus rapide, plus simple d'utilisation, et surtout moins dangereux que d'utiliser une radiale en dehors de sa zone de confort/sécurité.
Si tu as beaucoup de largeurs identiques, une deuxième règle avec butée fixe et hop...
Choisis juste une lame adaptée au débit, genre 12 ou 16 dents maxi... Et colle une cale martyre sur tes tréteaux...
Un de mes potes a perdu un pouce avec une radiale en mode bricolée, acheter une scie à format allemande neuve aurait été moins coûteux selon ses propres dires.
Voilou.
Jean
Bonsoir,
je perçois plusieurs thématiques dans le sujet que tu nous proposes :
Le savoir-faire, le machinisme et la production, la consommation et ses tendances, le sens esthétique, le pouvoir...
Petit rappel : les machines (à vapeur, à moteur thermique ou électrique, la robotique, l'IA aussi...) sont le résultat d'une évolution majeure qui a pour nom la révolution industrielle.
Le but de cette révolution est la croissance du capital, même si la satisfaction des besoins humains est souvent mise en avant.
Une conséquence pratique en est la confiscation des savoirs et le captage des plus values. Cela concerne une grande majorité des métiers aujourd'hui, même les mathématiciens voient leurs domaine de recherche complètement chamboulé...
Concrètement, en ce qui concerne le merveilleux monde de la menuiserie ( à part une poignée d'artisans travaillant pour le pouvoir -voir ci-après), c'est de ne presque plus travailler qu'avec des produits manufacturés pardon, industriels, (panneaux, quincailleries voire ouvrages prêts à poser), et en venir à perdre les compétences qui faisaient de l'artisan "l'homme de l'art" (Art à comprendre au sens de technique)
Pour approfondir : " l'éloge du carburateur " du philosophe-mécanicien Matthew B.Crawford, et sa suite
" Contact, pourquoi nous avons perdu le monde et comment le retrouver ".
La croissance et la consommation ensuite, qui s'appuient sur les ressorts profonds de nos émotions, dont l'envie, et dont les conséquences commencent à être sérieusement ravageuses pour notre si jolie planète, seule oasis connue dans l'univers jusqu'à maintenant.
" les limites à la croissance " aussi connu sous le nom "rapport Meadows", petit rappel utile qu'une croissance infinie dans un monde fini est parfaitement impossible.
S'équiper d'une 4 faces, d'un centre d'usinage, c'est aussi participer à cette croissance, avec la nécessité évidente de vendre plus pour... Pas de panique, je ne balancerai personne.
Quand au sens esthétique et au beau, force est de constater que le pouvoir ( politique, financier, religieux...) se l'est approprié depuis fort longtemps, en témoignent ces innombrables artefacts, peintures, sculptures, architectures, arts décoratifs... réalisés pour lui.
À ce titre, " la consommation ostentatoire " de Thorstein Veblen, nous apprend beaucoup sur le coût exorbitant (pour les pauvres, rassurez-vous) de ces dépenses qui dépasse largement leur utilité.
Mais que faire, me direz-vous, eh bien je n'en sais fichtre rien...
Ah si : " il n'est pas de problème qu'une absence de solution durable ne parvienne à résoudre... "
À suivre.
Jean
Ben ça dépend... de qui te répond...
Par exemple, au sujet de la résistance mécanique, les étagères zig-zag de cette bibliothèque n'auraient pas résisté cinq minutes si elles avaient été assemblées à plat joint, ou avec des tourillons. Édit : dois-je préciser qu'elles ont été assemblées avec des lamellos ?
Je me souviens d'un article dans Fine Woodworking, où l'auteur avait testé la même disposition montant/traverse (avec des sections genre 30 x 80) avec différents assemblages. Après mise sous pression avec une presse hydraulique, l'assemblage réalisé avec deux biscuits de 20 était celui qui avait le mieux tenu, devançant tenon/mortaise, biscuit simple, tourillons et plat joint en terme de résistance.
Tu trouveras quelques éléments d'utilisation dans les photos jointes, prises dans le mode d'emploi de la lamello top 10.
Il doit sûrement exister d'autres ressources comme celle-ci...
Si tu envisages de monter des caissons, le dispositif de serrage lamello (sangles et profilé) est vraiment bien, rapide et tout et tout...
Voilà ce que je peux dire sur le sujet. Bon dimanche.
Jean
Bonjour,
j'ai commencé avec un set de 12 gouges Scharwaechter, (à gauche, manche octogonal, gros et petit) puis Henry Taylor et Pfeil, le rouleau a disparu lors d'une intervention à l'extérieur de l'atelier (snif).
J'ai aussi quelques gouges japonaises (3eme en partant de la gauche) et suédoises (à droite), les deux achetées chez Dictum.
Pour résumer, je préfère les Scharwaechter (et les Herring, même fabrication, sensément plus qualitatives) pour le travail à la frappe. Elles sont plus longues, et les facettes du manche sont agréables à tenir en main.
Pour la sculpture à pleine main (genre la volute de violon dans la main gauche, la gouge dans la main droite), les suédoises sont géniales. On les tient bien, leur taille un peu plus courte les rend bien maniables, et le manche est très agréable. J'ai appris depuis que l'école suisse de lutherie les avait adoptées depuis quelques années , alors que les Pfeil sont forgées dans le même canton!!!
Je n'ai pas été emballé par les gouges japonaises, je les trouve moins ergonomiques, et l'acier est un peu cassant...
Question affûtage, rien à redire, Scharwaechter, Herring, suédoises ou Pfeil, même combat.
Voilà,
Bons copeaux.
Jean
Bonjour,
mon grand-papa Gustave avait un secrétaire similaire, que j'ai eu l'occasion de restaurer : les pivots de l'abattant sont d'une taille bien plus importante que des pivots de porte.
Dans le cas de celui que je mentionne, les pivots étaient en saillie de quelques centimètres du chant arrière (non vu) de l'abattant, et ils s'appuyaient sur des taquets métalliques ( de mémoire, c'était dans les années 80).
Le métal étant affaibli par les perçages/fraisages pour les vis de fixation, il s'était déformé d'une dizaine de degrés, plus ou moins ce qui peut se constater dans ton cas, l'abattant ayant perdu son horizontalité. (À bien y réfléchir, c'était peut-être délibéré, écrire sur une surface inclinée à longtemps été une pratique courante...)
Voilà, est-ce la même configuration dans ton cas, on le saura au démontage...
À suivre.
Jean
Bonjour Fanny,
je remarque plusieurs choses sur tes photos : tout d'abord, la lame de la scie circulaire est sortie un peu plus que nécessaire, ensuite, le guide parallèle est positionné sur chant et non à plat. En intervenant sur ces deux paramètres, tu peux éventuellement gagner en précision et qualité de coupe.
Maintenant, peut-être y a t'il quelque défaut d'équerrage/gauche sur la boite, ce qui peut également expliquer les problèmes rencontrés.
Quand j'ouvre une boite/caisse suivant la méthode que tu décris, j'utilise des coins enfoncés dans la coupe afin d'éviter qu'elle ne se referme sur la lame. Je maintiens les coins avec un bout d'adhésif ou un point de colle pour qu'ils ne s'échappent pas lorsque le couvercle se libère. Il est vrai que je le fais dorénavant à la toupie, mais les contraintes sont comparables.
Pour reprendre les défauts, tu peux repasser boite et couvercle au guide à la circulaire, ou bien affûter un rabot et y aller tranquillement en maintenant la boite dans une presse d'établi.
Voilà ce que je peux dire, j'espère que cela pourra t'aider.
Bons copeaux, et jolies boites.
Jean
