Bonjour,
j'ai commencé avec un set de 12 gouges Scharwaechter, (à gauche, manche octogonal, gros et petit) puis Henry Taylor et Pfeil, le rouleau a disparu lors d'une intervention à l'extérieur de l'atelier (snif).
J'ai aussi quelques gouges japonaises (3eme en partant de la gauche) et suédoises (à droite), les deux achetées chez Dictum.
Pour résumer, je préfère les Scharwaechter (et les Herring, même fabrication, sensément plus qualitatives) pour le travail à la frappe. Elles sont plus longues, et les facettes du manche sont agréables à tenir en main.
Pour la sculpture à pleine main (genre la volute de violon dans la main gauche, la gouge dans la main droite), les suédoises sont géniales. On les tient bien, leur taille un peu plus courte les rend bien maniables, et le manche est très agréable. J'ai appris depuis que l'école suisse de lutherie les avait adoptées depuis quelques années , alors que les Pfeil sont forgées dans le même canton!!!
Je n'ai pas été emballé par les gouges japonaises, je les trouve moins ergonomiques, et l'acier est un peu cassant...
Question affûtage, rien à redire, Scharwaechter, Herring, suédoises ou Pfeil, même combat.
Voilà,
Bons copeaux.
Jean
Bonjour,
mon grand-papa Gustave avait un secrétaire similaire, que j'ai eu l'occasion de restaurer : les pivots de l'abattant sont d'une taille bien plus importante que des pivots de porte.
Dans le cas de celui que je mentionne, les pivots étaient en saillie de quelques centimètres du chant arrière (non vu) de l'abattant, et ils s'appuyaient sur des taquets métalliques ( de mémoire, c'était dans les années 80).
Le métal étant affaibli par les perçages/fraisages pour les vis de fixation, il s'était déformé d'une dizaine de degrés, plus ou moins ce qui peut se constater dans ton cas, l'abattant ayant perdu son horizontalité. (À bien y réfléchir, c'était peut-être délibéré, écrire sur une surface inclinée à longtemps été une pratique courante...)
Voilà, est-ce la même configuration dans ton cas, on le saura au démontage...
À suivre.
Jean
Bonjour Fanny,
je remarque plusieurs choses sur tes photos : tout d'abord, la lame de la scie circulaire est sortie un peu plus que nécessaire, ensuite, le guide parallèle est positionné sur chant et non à plat. En intervenant sur ces deux paramètres, tu peux éventuellement gagner en précision et qualité de coupe.
Maintenant, peut-être y a t'il quelque défaut d'équerrage/gauche sur la boite, ce qui peut également expliquer les problèmes rencontrés.
Quand j'ouvre une boite/caisse suivant la méthode que tu décris, j'utilise des coins enfoncés dans la coupe afin d'éviter qu'elle ne se referme sur la lame. Je maintiens les coins avec un bout d'adhésif ou un point de colle pour qu'ils ne s'échappent pas lorsque le couvercle se libère. Il est vrai que je le fais dorénavant à la toupie, mais les contraintes sont comparables.
Pour reprendre les défauts, tu peux repasser boite et couvercle au guide à la circulaire, ou bien affûter un rabot et y aller tranquillement en maintenant la boite dans une presse d'établi.
Voilà ce que je peux dire, j'espère que cela pourra t'aider.
Bons copeaux, et jolies boites.
Jean
Bonsoir,
quelles sont tes compétences en matière de travail du bois/restauration de mobilier, et quels sont tes objectifs concernant ces fauteuils ?
Je constate des différences de pathologie dans les photos présentées :
Un raccordement par joint sifflet qui a travaillé, une fracture de tension, une pièce rectangle mal ajustée, et encore un autre exemple que je ne parviens pas à bien identifier.
L'hypothèse époxy est tentante, avec une charge (micro fibres, micro sphères ou autre) afin de l'utiliser comme un mastic. Je n'ajouterais pas de fibres de verre ni de tissu de verre ou autre afin de ne pas créer de surépaisseur, et surtout je ne poncerais pas les surfaces pour garder l'aspect/patine.
Une alternative, plus complexe mais dont le résultat sera plus conforme à l'esthétique originale consiste en des greffes ajustées après élimination des parties trop abîmées. Je chercherais des pièces de hêtre au fil naturellement courbé afin que les pièces greffées soient le plus discrètes possible. Collage avec une résine époxy type west system, pas de l'araldite, trop épaisse.
Façonnage avec les outils ad-hoc, puis raccordement de teinte et finition, pas flashy de préférence (enfin ça c'est mon avis, forcément discutable...)
Cela reste de la "haute restauration" pas vraiment à la portée du premier venu...
À suivre.
Jean
Bonsoir,
chouette projet...
25+18m2, c'est plus que mon atelier "machines/menuiserie, qui fait 3,2m x 10m, soit à peine plus que 30m2.
L'avantage dans mon cas, c'est que je peux travailler des bois même au delà de 5m, en ouvrant sur la réserve à bois, mais j'ai bien compris que ça n'était pas ton besoin.
Question machines, j'ai un trio Jet, une scie à ruban de 14 pouces soit +/-350mm, une rabo/dégau de 310 à arbre hélicoïdal, et une scie à format avec chariot d1m60. Il en existe avec chariot de 600mm, ce qui semble correspondre à la laguna que tu mentionnes. Je ne parle pas du reste des machines et de l'équipement, je publierais plus tard à la rubrique atelier...
J'aime bien Jet, même si ça ne sont pas des machines " lourdes", elles sont raisonnablement précises (bien régler une machine est un art en soi!) ,je leur demande beaucoup et elles me le rendent bien. Ce qui est très pratique avec le chariot de scie, c'est de pouvoir fixer gabarits et montages d'usinage avec la rainure en T.
Je n'ai pas eu de problèmes, sav tip top chez Saintes machines à bois pour la rabo/dégau, mais un délai de ouf pour un guide d'onglet à l'atelier des bouseux (commandé en novembre, livré fin juillet, défectueux, puis reçu conforme mi-septembre !!!)
Voilà ce que je puis dire sur le sujet...
Bons copeaux.
Jean
Bonjour,
La colle forte ( d'os, de nerf, de peau) s'utilise à chaud, la colle de poisson s'utilise à froid.
Le collage à chaud dit "à la frotte" peut s'envisager en collant les joints un par un.
Il est possible d'ajouter de l'urée à la colle à chaud pour pouvoir l'utiliser à froid, j'ai fourni ces indications dans un autre post que je vais essayer de retrouver.
Il est également possible de rendre la colle forte insoluble...
Je ne sais pas si les produits Osmo sont complètement exempts de pétrochimie, si c'est le cas, leurs huiles sont top même en milieu humide, cuisines/ salles de bain...
Sinon il te reste la possibilité de réaliser toi même une huile dure avec de l'huile de lin et de la résine de pin qu'il est assez facile de récolter sans avoir à entailler l'arbre.
Si tu souhaites la recette ainsi que des conseils pour les collages, fais le moi savoir.
Bons copeaux.
Jean
Comment puis-je limiter le retrait du plateau par rapport aux alèses, ou éviter que le plateau ne se
Bonjour,
j'ai réalisé ces portes de cuisine, en chêne, avec alèses assemblées par joint zig-zag il y a bientôt deux ans, sur une île du littoral atlantique, et elles n'ont pas bougé depuis, ou d'un cheveu.
Cela s'apparente au plateau de table que tu envisages de réaliser, l'épaisseur des portes est probablement plus faible, mais le principe reste le même.
J'ai pris les précautions suivantes:
- bois qualité A, sec séchoir.
- quartier et faux-quartier uniquement.
- collage des panneaux à la colle vinylique extérieure/rapide.
- usinage du joint zig-zag des alèses/emboitures puis maintien sous presse avec quelques desserages/resserages pendant 3 semaines, dans la pièce, chauffée, où est posée la cuisine. Le plus grand des panneaux a perdu quelques 5mm sur 1m40 de hauteur.
- mise au format après collage des alèses.
- finition deux couches huile Osmo.
S'il n'avait pas été possible de faire s'équilibrer les panneaux dans la pièce de destination, j'aurais complété le séchage quelques jours dans un séchoir maison, genre caisson + déshumidificateur de GSB à moins de 100€.
Le résultat dépend aussi de l'utilisation de la maison: s'il s'agit d'une maison de vacances en bord de mer, alors ça n'est pas possible, si la maison est habitée toute l'année, c'est envisageable. La finition a son importance également.
Voilà, j'invite les sceptiques à venir constater par eux-mêmes, je les accueille avec plaisir...
Bons copeaux.
Jean
Pour éclaircir, l'acide oxalique, dit aussi sel d'oseille...
L'eau oxygénée aussi, parfois renforcée d'une goutte d'ammoniaque, attention, ça mousse, gants et lunettes de protection de rigueur. On neutralise l'action avec du vinaigre blanc, puis rinçage à l'eau déminéralisée.
Le chlore également, sous forme d'eau de javel..
Tester dans un coin intérieur ou sur une chute.
Jean
Pour teinter le chêne, l'ammoniaque a été abondamment utilisée, par fumigation principalement. Elle agit par elle-même, ou comme mordant en préalable à la teinture. Tu bricoles une structure en tasseaux avec une bâche par dessus, le meuble ou les bouts de bois à l'intérieur, un peu d'ammoniaque dans une coupelle et hop...
"Trucs et procédés du bois", si tu peux le trouver, te donnera pas mal de conseils sur le sujet de la finition des bois.
Bonne recherche.
Jean
Bonsoir,
les équerres combinées ne sont pas vraiment dans la tradition européenne du travail du bois, on utilise plutôt les équerres dites "à chapeau" pour vérifier l'équerrage au corroyage ou pour le tracé des assemblages.
Les" combination squares" viennent du monde anglo-saxon, et correspondent davantage aux besoins de "machinists" ou ajusteurs en français, qui travaillent le métal.
Cela n'exclut nullement la possibilité de les employer pour le bois, ce que je fais parfois, même si je les utilise davantage pour les réglages/équerrages de mes machines stationnaires, guides, lames, etc.
J'ai trouvé de très bonne facture le modèle de la gamme Werka, fabriqué en...Chine. Eh oui, j'ai été leurré par un nom commercial à consonance germanique, mais ça fait le job.
Je n'ai plus 13 ans, et j'ai désormais les moyens de m'offrir de beaux outils, et comme etiennedesthuilliers , je suis passé (et je passe encore) par la réalisation d'outils, simples ou sophistiqués, pour mes réalisations, forcément moins merveilleuses que les siennes. De celles de mon père ou de mon grand père, n'en parlons pas : avec deux mains gauches pour chacun d'entre eux, c'étaient échardes et coups de marteau sur les doigts garantis...
Bons copeaux.
Jean
PS, les équerres à chapeau que j'utilise sont de marque Stanley, et Hultafors pour la petite de charpente. J'ai aussi une grande équerre de charpentier japonaise. Pour ce qui concerne la précision, en dehors de la vérification de l'angle à proprement parler, c'est l'outil de traçage qui fait la différence, tracoir ou crayon bien affûté...