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186 réponses
Chaluthier

Salut,

haut de gamme je ne sais pas, mais les couteaux de sculpteur (et les gouges) de la marque Pfeil sont vraiment tip top. Fabriqués à Langenthal, dans le canton de Berne en Suisse. On les trouve assez facilement, je me fournissais chez Dictum.

Grutzi mitenander...

Jean

Chaluthier

Bonjour,

les madriers sont effectivement une bonne idée, prévois la pente la plus longue que possible, et une solution en biseau pour l'arrivée au sol.

Un support intermédiaire, parpaing ou autre est toujours bienvenu.

Tu peux également envisager des planches de glissement horizontal pour éviter de racler sur le béton. L'osb est parfait pour ça, faible coût et très bonne glisse.

Je confectionnerais également une "luge" en osb ( une simple plaque avec tasseaux de maintien/cadre) comme support des machines pour faciliter le guidage, à plat comme en descente.

Des sangles, un bon levier, un ou deux pieds de biche, des gants et des chaussures de sécurité et roule ma poule glisse ma biche...

Bonne manutention.

Jean

Chaluthier

Bonjour,

je ne sais pas si ça répond à ta question, mais voici la manière avec laquelle je procède pour les panneaux de porte extérieure, afin de m'assurer que l'eau reste bien à l'extérieur...

Les photos montrent les deux traverses et le panneau d'une porte en douglas de 70mm (triple vitrage oblige).

Ça peut se réaliser en simple rainure, et le panneau en fil vertical, selon le même principe.

J'hésiterais un peu à mettre du frêne en panneau à l'extérieur, que je considére moins stable que du châtaignier, ce que me confirme une consultation rapide de mes cours de brevet de maîtrise. Des panneaux sur quartier sont plus stables, mais faut-il le préciser...

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier

Bonjour à toustes,

une rotation ? Ça se fait en comptoirs de bars et autres...

Avec des roulettes, et une coupe en pente (voire en courbe, c'est plus chic...)

Reste à voir si tu disposes du dégagement nécessaire, difficile à apprécier sur tes photos.

C'est plus simple à gérer à l'usage qu'un dispositif mobile, plus difficile à remettre en place si bien ajusté.

Voilou.

Jean

Chaluthier

Salut à toustes,

comment te permettre de choisir entre menuisier et ébéniste ?

Peut-être en te suggérant de commencer par les bases, pour affiner ensuite... je te parle ici depuis ma triple casquette, même si j'ai fait le contraire !

En précisant que le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui, et que ta patience sera la bienvenue si tu gardes un poste à 60%...

Ensuite, au vu du nombre de ceux qui souhaitent se reconvertir, conjugué à une conjoncture politico-économique assez flottante (chacun peut rajouter ici le/les qualificatif/s qui lui parle/nt ), je m'interroge sur l'état du marché à venir...

Enfin, yolo comme on dit de nos jours, alors fonce, et ta vie t'appartiendra.

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier

Bonsoir,

Essaie sur le forum metabricoleur et demande si quelqu'un pourrait te faire une rectification, à la fraiseuse, ou à la rectifieuse plane, voire à la CNC...

Ça sera plus cohérent que de refaire des tables en alu à partir de plaques... +/-400€ sur le site que tu indiques, + l'adaptation, que je ne tenterais pas, personnellement.

Sinon, trouver une bonne occase avec des tables nifles.

Bonne recherche.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Bonjour à toustes,

je ramène mon grain de fleur de sel...

Quels sont les points importants pour faire des fenêtres ?

  • Bien comprendre le cheminement de l'eau, qui doit rester dehors (pour l'eau de pluie), et pouvoir sortir (pour la condensation).

  • visualiser les implications des profils (feuillures, rainures,) sur les assemblages (ravancement, flottage, contre-profil...)

  • savoir établir les bois, tracer les assemblages avec précision.

  • réaliser les différents usinages en fonction du modèle et des assemblages choisis, avec précision.

  • assembler les différents cadres et vérifier équerrage et planéité.

  • ferrer (poser la quincaillerie, en terme de métier.

  • last but not least, poser l'ouvrage.

Tout ça pour dire que c'est assez simple pour qui se donne la peine d'un minimum de réflexion, et à condition d'y aller progressivement question difficultés.

Ton projet, et ton profil me semblent être dans les clous, et pour info, j'ai réalisé portes et fenêtres de ma maison en paille en utilisant du douglas d'ossature, des vis de 6x200, une scie electro-portative et son guide de coupe (bon, Mafel, j'avoue...) une lamello pour les rainures et feuillures, et du verre de récupération.

Pas de tenons/mortaises, juste un ravancement sur les traverses pour tenir compte des feuillures.
Un serrage de maintien du cadre, perçage et deux vis par assemblage + bouchons et roule ma poule.

C'était il y a 12 ans, et elles font le job...

Quand c'est pour soi, on dispose de bien des libertés, après pas mal de réalisations historiques/haut de gamme, ça fait un bien fou, aussi...

Bon copeaux.

Jean

Mis à jour
Chaluthier

Bonjour à toustes,

une petite proposition, mi-fantaisiste mi-réaliste...

Réaliser un lamellé-collé en trois épaisseurs. Le pli du centre, correspondant aux mortaises est en deux parties aboutées, les deux plis extérieurs sont collés en place à l'aide de serre-joints.

Une variante pourrait consister en un montage à la Philibert Delorme, courbe ou pas, avec les liens et les clés qui vont bien...

Sinon, en deux pièces avec charnière arrière et plaque de raccordement à l'avant...

Bon, je sors 😉

Bon dimanche, et méfiez-vous des oeufs en chocolat...

Jean

Chaluthier

Bonjour,

voici la vidéo que j'ai vue il y a un ou deux ans. L'établi présenté est impressionnant, mais le système de roulettes est bien pensé et peut répondre à ton besoin, quitte à le modifier/adapter : établi sur sol quand c'est nécessaire, et soulevé/mobile pour le déplacement et le stockage.
Visible à partir de 11 minutes.

m.youtube.com/...h?v=-56W7Xy7Uis

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Bonjour,

Si je comprends bien, il y a deux questions : la première concerne le processus de brûlage des surfaces et le moment où le réaliser dans la production, et la seconde concerne la possibilité d'utiliser du demi-chevron brut de sciage ou à peine ressuyé. Est-ce bien cela ?

Pour le côté brûlage, tout dépend, à condition de débiter/corroyer/tailler les assemblages avant. La difficulté de brûler après montage complet tient au fait que les angles intérieurs sont compliqués à bien finir, un peu comme pour lors d'un vernissage au pistolet.

En brûlant après taille des assemblage, pour les grandes planches de tes jardinières, tu peux envisager la méthode traditionnelle japonaise, en les maintenant en cheminée de section triangulaire, et en démarrant un feu avec une poignée de paille en bas.
Résultat économique et rapide, quelques minutes tout au plus, bien prévoir le désassemblage et l'extinction...

Sinon, un grand chalumeau comme sur la photo, même si le gaz est un sujet volatil ces jours-ci...

Concernant le bois frais de sciage, si c'est pour les montants, pas de problème à mes yeux, à condition de sélectionner du bois hors coeur, raisonnablement droit de fil et de croissance, et sans gros noeuds/fil tourmenté.
Le douglas est peu nerveux et sèche rapidement: sur des sections aussi faibles, je n'hésiterais pas à faire le brûlage dès maintenant.

La question se pose davantage selon le mode d'assemblage choisi : si tu envisages le classique tenon/mortaise, là ça risque de coincer.
À toi de voir ce qui est possible de faire en associant des bois (sec vs ressuyé) qui vont réagir chacun à leur manière, en gardant en tête le fait qu'ils vont être à l'extérieur (?) et dans un entre-deux, avec du terreau humide à proximité...

De toutes les manières, coeur au soleil, c'est un bon principe.

Bonne taille.

Jean

PS, sur la photo, de la semaine dernière, je brûle des traverses paysagères en chêne à peine ressuyées.

Mis à jour
Chaluthier

Bonjour,

Essarbois aux Essarts, à une grosse demi-heure de Nantes.

Jean

Chaluthier
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Bonsoir,

perso, je n'interviendrais pas pour rattraper les erreurs de quelqu'un d'autre, mais pour poser une porte coulissante de manière sérieuse.

Première question, est-ce vraiment un mur en chaux/chanvre, ou juste un enduit sur un support maçonné ?

Ensuite, j'envisagerais la possibilité de réaliser un cadre dormant permettant la fixation solide du rail de guidage : 2 montants sérieux dans la baie, (permettant également de cacher la misère), et une traverse haute continuant sur le mur (voire encastrée, le chaux/chanvre étant comparable au béton expansé en terme de dureté) .
C'est là que tes compétences en matière d'enduit viendront faire la différence, pour les reprises/retouches, à priori difficiles à éviter.

Peut-être faudra-t-il recouper la porte en bas de quelques centimètres ? Rien de bien compliqué !

On en vient à la deuxième question : les clients ont-ils un budget réaliste pour un tel ouvrage ? Au choix, ils peuvent "avoir ou ne pas avoir les moyens pour de la mauvaise qualité" . Je te souhaite la deuxième option. Si ça n'est pas le cas, remercie poliment et passe à autre chose...

On sent un autre type d'expérience professionnelle dans l'expression "pot de pus", j'essaierai de m'en souvenir.

Bon courage.

Jean

Mis à jour
Chaluthier
( Modifié )

Hé hé,

c'est pas bien vieux, quelques mois à peine...

Était-ce la fatigue, une distraction inopportune, la flemme de mettre un serre-joint, ou bien une combinaison de tout cela ?

Toujours est-il que pour scier un basique tasseaux, je prends ma belle Ryoba (une vraie, signée par un maître forgeron, pas une Gyokucha de base !)
Et voilà que le tasseau se met en biais et toc ! Petit bruit sec, et je constate une belle fissure démarrant entre deux dents...

Je me maudit, heureusement pas trop longtemps, puis je vais chercher une meuleuse d'angle, et délicatement, presque sans appuyer pour ne pas chauffer, je tronçonne le bazar.

Depuis, j'ai une super Ryoba Mijikai nokogiri ;-) ( demandez Kentaro , je crois savoir qu'il est assez calé en japonais, rapport à son pseudo peut-être...)

Et un bout de super acier pour façonner quelques racloirs,

Et une nouvelle expérience (ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort),

Et une histoire à raconter, comme quoi à quelque chose malheur est bon (bon, ça commence à bien faire les dictons à deux balles !)

Allez, l'erreur est humaine, mais persévérer est diabolique...

Tschuss.

Jean

Mis à jour
Chaluthier
( Modifié )

Bonjour,

Voici un ouvrage sur le sujet, en anglais, ce qui peut être un facteur limitant...
L'outillage utilisé est assez simple et basique, sans électricité, ce qui permet de se déplacer le cas échéant.

Il y a sûrement plus récent et en français.

En attendant, bienvenue dans l'air du bois...

Jean

Mis à jour
Chaluthier

Bonjour,

faut-il comprendre que tu ne disposes pas d'une toupie ?

Pour pouvoir indexer tes rainures, garde deux portées carrées (non tournées) de quelques centimètres au deux extrémités de ton profil.

20 à 30mm suffisent, ce qui donne une pièce de 350mm (avec une marge)

Tu élimineras ces deux portées, par tronçonnage avec une lame à denture fine, une fois le profilage terminé.

Un bout de ruban adhésif enroulé sur le profil à l'endroit de la coupe peut aussi contribuer à limiter les éclats.

Voilà ce que je peux proposer au vu de ce que tu exposes.

Bons copeaux.

Jean