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190 réponses
Chaluthier
( Modifié )

Bonjour,

j'utilise beaucoup de peuplier pour divers agencements et planchers d'étage, et j'aime beaucoup ce bois, léger, très stable une fois sec, et durcissant avec le temps et une finition à l'huile.

Je choisis des plots de super qualité, A/AB secs séchoir, et le prix est très raisonnable, 440€/m3 en 2023, pour des diamètres medians entre 60 et 80cm...

Je l'assemble en grands panneaux ou cadres montants et traverses.
Je n'hésite pas à débiter en queues de billard pour éviter de perdre de la surface, les panneaux assemblés ensuite sont souvent en cloison, mais même apparent, ça passe bien, avec un peu de pédagogie parfois.

Pour les portes, traverses haute et basse assemblées avec lamello, (domino désormais), de toutes façons, c'est le bois local le plus stable que je connaisse avec le noyer.

Il m'arrive de gagner en longueur avec des joints sifflets quand l'ouvrage doit être peint.

Attention aux coups et autres marques...
J'arrête le ponçage au grain 120, puis huile dure Oslo, même au contact direct avec l'eau...

J'en fais même des fonds et éclisses de violoncelle, et ça marche super bien.

Le tilleul est un peu moins stable et un peu moins résistant à mon goût, mais j'aime bien quand même...

Voilà ce que je peux dire sur le sujet...

Bons copeaux.

Jean

Mis à jour
par Arremar il y a 4 jours
Chaluthier

Bonjour,

l'illustration issue de la planche 48 du Roubo que tu as publiée avec ta question peut donner une piste "historique" pour la manière de faire...

À une époque ou n'existaient ni scie à ruban ni cylindres ponceurs, la scie à chantourner s'imposait, l'ajustage final pouvant s'effectuer au rabot ou au guillaume (dits de bout, mais contrairement à maintenant, la pente de fer/angle de coupe était plus forte)

Voilà, si ça peut nourrir ta curiosité... Et un peu d'eau étalée à l'éponge ou au pinceau sur le bois debout facilite la coupe...

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Bonjour,

avec un délai aussi court, j'irais au plus simple : une voire deux glacières type camping, lavables sans difficulté, dans un caisson en bois de douglas type bardage, brut ou raboté, et lavable au nettoyeur à haute pression, avec ou sans produits. Il est probable que les cuisines ou le service technique de l'établissement disposent d'un tel matériel, les consulter peut être une bonne idée, ils auront sûrement des idées/propositions intéressantes.

Montage cloué ou vissé inox, fond facon caillebotis pour faciliter le séchage après lavage, les côtés peuvent avoir un traitement similaire avec un jour de quelques millimètres, ça permet d'éviter la vue sur les glacières.

C'est un objet conçu façon décor de théâtre, pas un prototype visant homologation pour production en série, il sera prêt pour la date prévue...

J'ai réalisé il y a longtemps une "baraque à glace" pour la pièce "Casimir et Caroline" d'Ödon von Horvath, un chouette souvenir, ton projet l'a fait revenir à ma mémoire, merci. 😉

Pas de bois traité, même si pas de contact direct avec la nourriture, les toxiques sont volatils...

Pas de finition non plus, le douglas est naturellement classe 4, et une finition risquerait de souffrir au nettoyeur haute pression.

Les UV et la lignine du bois ont des vertus bactéricides.

Voilà, bonne taille.

Jean

Mis à jour
Chaluthier
( Modifié )

Bonsoir à toustes,

n'étant pas membre de la fameuse BRB ( Brigade de Répression du Bricolage ), je ne me prononcerais pas sur ce qu'il convient de faire, et tes expériences, bonnes et mauvaises, sont formatrices de toute façon...

La technique habituelle pour décaper un vernis ou une peinture consiste à utiliser un décapant (avec des gants, un tablier ou une cotte de travail et des lunettes de protection) dans un lieu convenablement ventilé.

Quand le vernis ou la peinture sont suffisamment ramollis, on les enlève avec spatules (métal et/ou bois dur) racloirs de diverses formes peu ou pas affûtés, et laine d'acier.

C'est un travail fastidieux, plutôt désagréable, et le bois peut ensuite avoir besoin d'un nettoyage/éclaircissage/traitement avant de pouvoir envisager une nouvelle finition.

Le ponçage est considéré comme un peu violent, puisque en plus du vernis, une pellicule de bois, parfois riche d'une belle patine dans le cas d'un meuble ancien/de style, risque de partir, sans compter les arêtes qui peuvent être sérieusement entamées/émoussées...

Bon décapage, et bon week-end.

Jean

Mis à jour
Chaluthier

Salut,

haut de gamme je ne sais pas, mais les couteaux de sculpteur (et les gouges) de la marque Pfeil sont vraiment tip top. Fabriqués à Langenthal, dans le canton de Berne en Suisse. On les trouve assez facilement, je me fournissais chez Dictum.

Grutzi mitenander...

Jean

Chaluthier

Bonjour,

les madriers sont effectivement une bonne idée, prévois la pente la plus longue que possible, et une solution en biseau pour l'arrivée au sol.

Un support intermédiaire, parpaing ou autre est toujours bienvenu.

Tu peux également envisager des planches de glissement horizontal pour éviter de racler sur le béton. L'osb est parfait pour ça, faible coût et très bonne glisse.

Je confectionnerais également une "luge" en osb ( une simple plaque avec tasseaux de maintien/cadre) comme support des machines pour faciliter le guidage, à plat comme en descente.

Des sangles, un bon levier, un ou deux pieds de biche, des gants et des chaussures de sécurité et roule ma poule glisse ma biche...

Bonne manutention.

Jean

Chaluthier

Bonjour,

je ne sais pas si ça répond à ta question, mais voici la manière avec laquelle je procède pour les panneaux de porte extérieure, afin de m'assurer que l'eau reste bien à l'extérieur...

Les photos montrent les deux traverses et le panneau d'une porte en douglas de 70mm (triple vitrage oblige).

Ça peut se réaliser en simple rainure, et le panneau en fil vertical, selon le même principe.

J'hésiterais un peu à mettre du frêne en panneau à l'extérieur, que je considére moins stable que du châtaignier, ce que me confirme une consultation rapide de mes cours de brevet de maîtrise. Des panneaux sur quartier sont plus stables, mais faut-il le préciser...

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier

Bonjour à toustes,

une rotation ? Ça se fait en comptoirs de bars et autres...

Avec des roulettes, et une coupe en pente (voire en courbe, c'est plus chic...)

Reste à voir si tu disposes du dégagement nécessaire, difficile à apprécier sur tes photos.

C'est plus simple à gérer à l'usage qu'un dispositif mobile, plus difficile à remettre en place si bien ajusté.

Voilou.

Jean

Chaluthier

Salut à toustes,

comment te permettre de choisir entre menuisier et ébéniste ?

Peut-être en te suggérant de commencer par les bases, pour affiner ensuite... je te parle ici depuis ma triple casquette, même si j'ai fait le contraire !

En précisant que le temps ne respecte pas ce qui se fait sans lui, et que ta patience sera la bienvenue si tu gardes un poste à 60%...

Ensuite, au vu du nombre de ceux qui souhaitent se reconvertir, conjugué à une conjoncture politico-économique assez flottante (chacun peut rajouter ici le/les qualificatif/s qui lui parle/nt ), je m'interroge sur l'état du marché à venir...

Enfin, yolo comme on dit de nos jours, alors fonce, et ta vie t'appartiendra.

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier

Bonsoir,

Essaie sur le forum metabricoleur et demande si quelqu'un pourrait te faire une rectification, à la fraiseuse, ou à la rectifieuse plane, voire à la CNC...

Ça sera plus cohérent que de refaire des tables en alu à partir de plaques... +/-400€ sur le site que tu indiques, + l'adaptation, que je ne tenterais pas, personnellement.

Sinon, trouver une bonne occase avec des tables nifles.

Bonne recherche.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Bonjour à toustes,

je ramène mon grain de fleur de sel...

Quels sont les points importants pour faire des fenêtres ?

  • Bien comprendre le cheminement de l'eau, qui doit rester dehors (pour l'eau de pluie), et pouvoir sortir (pour la condensation).

  • visualiser les implications des profils (feuillures, rainures,) sur les assemblages (ravancement, flottage, contre-profil...)

  • savoir établir les bois, tracer les assemblages avec précision.

  • réaliser les différents usinages en fonction du modèle et des assemblages choisis, avec précision.

  • assembler les différents cadres et vérifier équerrage et planéité.

  • ferrer (poser la quincaillerie, en terme de métier.

  • last but not least, poser l'ouvrage.

Tout ça pour dire que c'est assez simple pour qui se donne la peine d'un minimum de réflexion, et à condition d'y aller progressivement question difficultés.

Ton projet, et ton profil me semblent être dans les clous, et pour info, j'ai réalisé portes et fenêtres de ma maison en paille en utilisant du douglas d'ossature, des vis de 6x200, une scie electro-portative et son guide de coupe (bon, Mafel, j'avoue...) une lamello pour les rainures et feuillures, et du verre de récupération.

Pas de tenons/mortaises, juste un ravancement sur les traverses pour tenir compte des feuillures.
Un serrage de maintien du cadre, perçage et deux vis par assemblage + bouchons et roule ma poule.

C'était il y a 12 ans, et elles font le job...

Quand c'est pour soi, on dispose de bien des libertés, après pas mal de réalisations historiques/haut de gamme, ça fait un bien fou, aussi...

Bon copeaux.

Jean

Mis à jour
Chaluthier

Bonjour à toustes,

une petite proposition, mi-fantaisiste mi-réaliste...

Réaliser un lamellé-collé en trois épaisseurs. Le pli du centre, correspondant aux mortaises est en deux parties aboutées, les deux plis extérieurs sont collés en place à l'aide de serre-joints.

Une variante pourrait consister en un montage à la Philibert Delorme, courbe ou pas, avec les liens et les clés qui vont bien...

Sinon, en deux pièces avec charnière arrière et plaque de raccordement à l'avant...

Bon, je sors 😉

Bon dimanche, et méfiez-vous des oeufs en chocolat...

Jean

Chaluthier

Bonjour,

voici la vidéo que j'ai vue il y a un ou deux ans. L'établi présenté est impressionnant, mais le système de roulettes est bien pensé et peut répondre à ton besoin, quitte à le modifier/adapter : établi sur sol quand c'est nécessaire, et soulevé/mobile pour le déplacement et le stockage.
Visible à partir de 11 minutes.

m.youtube.com/...h?v=-56W7Xy7Uis

Bons copeaux.

Jean

Chaluthier
( Modifié )

Bonjour,

Si je comprends bien, il y a deux questions : la première concerne le processus de brûlage des surfaces et le moment où le réaliser dans la production, et la seconde concerne la possibilité d'utiliser du demi-chevron brut de sciage ou à peine ressuyé. Est-ce bien cela ?

Pour le côté brûlage, tout dépend, à condition de débiter/corroyer/tailler les assemblages avant. La difficulté de brûler après montage complet tient au fait que les angles intérieurs sont compliqués à bien finir, un peu comme pour lors d'un vernissage au pistolet.

En brûlant après taille des assemblage, pour les grandes planches de tes jardinières, tu peux envisager la méthode traditionnelle japonaise, en les maintenant en cheminée de section triangulaire, et en démarrant un feu avec une poignée de paille en bas.
Résultat économique et rapide, quelques minutes tout au plus, bien prévoir le désassemblage et l'extinction...

Sinon, un grand chalumeau comme sur la photo, même si le gaz est un sujet volatil ces jours-ci...

Concernant le bois frais de sciage, si c'est pour les montants, pas de problème à mes yeux, à condition de sélectionner du bois hors coeur, raisonnablement droit de fil et de croissance, et sans gros noeuds/fil tourmenté.
Le douglas est peu nerveux et sèche rapidement: sur des sections aussi faibles, je n'hésiterais pas à faire le brûlage dès maintenant.

La question se pose davantage selon le mode d'assemblage choisi : si tu envisages le classique tenon/mortaise, là ça risque de coincer.
À toi de voir ce qui est possible de faire en associant des bois (sec vs ressuyé) qui vont réagir chacun à leur manière, en gardant en tête le fait qu'ils vont être à l'extérieur (?) et dans un entre-deux, avec du terreau humide à proximité...

De toutes les manières, coeur au soleil, c'est un bon principe.

Bonne taille.

Jean

PS, sur la photo, de la semaine dernière, je brûle des traverses paysagères en chêne à peine ressuyées.

Mis à jour
Chaluthier

Bonjour,

Essarbois aux Essarts, à une grosse demi-heure de Nantes.

Jean