Bonsoir,
perso, je n'interviendrais pas pour rattraper les erreurs de quelqu'un d'autre, mais pour poser une porte coulissante de manière sérieuse.
Première question, est-ce vraiment un mur en chaux/chanvre, ou juste un enduit sur un support maçonné ?
Ensuite, j'envisagerais la possibilité de réaliser un cadre dormant permettant la fixation solide du rail de guidage : 2 montants sérieux dans la baie, (permettant également de cacher la misère), et une traverse haute continuant sur le mur (voire encastrée, le chaux/chanvre étant comparable au béton expansé en terme de dureté) .
C'est là que tes compétences en matière d'enduit viendront faire la différence, pour les reprises/retouches, à priori difficile à éviter.
Peut-être faudra-t-il recouper la porte en bas de quelques centimètres ? Rien de bien compliqué !
On en vient à la deuxième question : les clients ont-ils un budget réaliste pour un tel ouvrage ? Au choix, ils peuvent "avoir ou ne pas avoir les moyens pour de la mauvaise qualité" . Je te souhaite la deuxième option. Si ça n'est pas le cas, remercie poliment et passe à autre chose...
On sent un autre type d'expérience professionnelle dans l'expression "pot de pus", j'essaierai de m'en souvenir.
Bon courage.
Jean
Hé hé,
c'est pas bien vieux, quelques mois à peine...
Était-ce la fatigue, une distraction inopportune, la flemme de mettre un serre-joint, ou bien une combinaison de tout cela ?
Toujours est-il que pour scier un basique tasseaux, je prends ma belle Ryoba (une vraie, signée par un maître forgeron, pas une Gyokucha de base !)
Et voilà que le tasseau se met en biais et toc ! Petit bruit sec, et je constate une belle fissure démarrant entre deux dents...
Je me maudit, heureusement pas trop longtemps, puis je vais chercher une meuleuse d'angle, et délicatement, presque sans appuyer pour ne pas chauffer, je tronçonne le bazar.
Depuis, j'ai une super Ryoba Mijikai nokogiri ;-) ( demandez Kentaro , je crois savoir qu'il est assez calé en japonais, rapport à son pseudo peut-être...)
Et un bout de super acier pour façonner quelques racloirs,
Et une nouvelle expérience (ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort),
Et une histoire à raconter, comme quoi à quelque chose malheur est bon (bon, ça commence à bien faire les dictons à deux balles !)
Allez, l'erreur est humaine, mais persévérer est diabolique...
Tschuss.
Jean
Bonjour,
Voici un ouvrage sur le sujet, en anglais, ce qui peut être un facteur limitant...
L'outillage utilisé est assez simple et basique, sans électricité, ce qui permet de se déplacer le cas échéant.
Il y a sûrement plus récent et en français.
En attendant, bienvenue dans l'air du bois...
Jean
Bonjour,
faut-il comprendre que tu ne disposes pas d'une toupie ?
Pour pouvoir indexer tes rainures, garde deux portées carrées (non tournées) de quelques centimètres au deux extrémités de ton profil.
20 à 30mm suffisent, ce qui donne une pièce de 350mm (avec une marge)
Tu élimineras ces deux portées, par tronçonnage avec une lame à denture fine, une fois le profilage terminé.
Un bout de ruban adhésif enroulé sur le profil à l'endroit de la coupe peut aussi contribuer à limiter les éclats.
Voilà ce que je peux proposer au vu de ce que tu exposes.
Bons copeaux.
Jean
Bonsoir,
j'enfile mon gilet pare-balles et mon casque lourd, car ça risque de défourailler de tous les côtés...
Oui, c'est possible, mais n'ayant aucune idée de tes compétences en la matière, puisque tu ne t'es pas présenté et que tu n'as pas encore posté de réalisations, je n'irai pas plus loin pour le moment.
Effectivement, savoir gérer le matériau bois est un art qui nécessite du temps, beaucoup de temps, et pas qu'en lectures et visionnage de tutoriels.
Alors si je peux me permettre un conseil simple, expérimente, observe et interragis, l'expérience viendra d'elle-même, s'enrichissant de tes réussites et de tes échecs...
"La maison accepte l'échec" est une bonne devise.
Bons copeaux.
Jean
Bonsoir,
après une première réaction genre "au secours", je pense que pour sauver tes fenêtres et les poser dans les règles, je couperais/éliminerais la dernière rangée de briquettes et retaillerais les feuillures à l'intérieur du tableau pour pouvoir " pousser* la fenêtre de telle manière que les deux gouttes d'eau dépassent le rejingot que je conserverais sans le modifier.
Ça veut dire disqueuse et poussière, mais on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.
Je ne vois que ça pour éviter pont thermique et point de condensation.
Une tablette de finition côté intérieur.
Tes propositions me semblent hasardeuses et sources de problèmes ultérieurs...
Pour la présence de deux gouttes d'eau, vérifie si celle qui est du côté intérieur ne sert pas à évacuer la condensation interieure par quelques perçages discrets... Si ça n'est pas le cas, alors je donne ma langue au chat (luthier)...
Tu auras peut-être d'autres propositions, c'est le charme de l'air du bois...
Bon courage, "les leçons des échecs sont des plus profitables", pi seuls ceux qui ne font rien évitent les erreurs...
Jean
Bonsoir,
pour le serrage de caissons assemblés par lamello, que ça soit à coupes droites ou d'onglets, j'utilise les sangles et profilés lamello.
C'est super efficace et rapide, quand je les ai achetées, j'ai regretté de ne pas l'avoir fait plus tôt...
Voilà, si ça peut t'aider...
Précision utile, aucun conflit d'intérêt à ce sujet, si j'étais un influenceur, ça se saurait. 
Bonne soirée.
Jean
Bonjour,
Les affutages répétés de la molette de lamello (quand on n'a pas le modèle à plaquettes) diminuent progressivement le diamètre, et donc la profondeur de l'entaille. (Ma machine date de 1988 !)
Il convient d'ajuster le réglage de butée en conséquence...
Sinon, un petit pinceau plat et plutôt raide est bien pratique pour étaler la colle dans les entailles.
Comme le précise Medalegno , un jeu est nécessaire pour que tout se passe bien au serrage. Pas de risque question résistance...
Bon après-midi.
Jean
Bonjour,
je ne sais pas quels sont les conditions/accords conclus avec ton client, mais il est courant de facturer l'achat d'équipements pour la réalisation d'une commande spécifique.
Je l'ai fait à plusieurs occasions, en expliquant bien le pourquoi du comment : outillage spécifique à un projet/pas essentiel pour une pratique courante, garantie d'une réalisation de qualité et conforme au caractère historique du projet...
Cela permet de travailler en confort, avec du matériel adapté et de bonne qualité.
Sinon, tu peux aussi solliciter des collègues menuisiers, j'ai parfois emprunté/prêté des molettes pour un emploi temporaire. Une participation aux frais d'affûtage, voire l'affûtage avant retour est toujours appréciable...
Bonne recherche.
Jean
Bonsoir,
un copain a tenté le coup en glissant une extrémité de la poutre (du chêne en forte section) sous le siège conducteur de sa 2cv. Au premier cahot, les boulons de fixation du siège ont lâché, et il s'est retrouvé la tête dans la capote, et les pieds à distance des pédales...
La 2cv a continué sur quelques dizaines de mètres avant de s'immobiliser en calant en bas d'une côte...
Pour ma part, et pour une distance de quelques km, il m'est arrivé de poser un chargement de bois d'ossature de 6m sur un plateau de 3m. C'est limite et je le déconseille, il me semble que 4m est un minimum, avec 1m sur la flèche si possible (attention aux manœuvres) et 1m en dépassement.
Le luxe serait un plateau entre 5 et 6m...
Bon voyage...
Jean
Bonsoir,
Trusquin, bédane/ciseau + maillet, en procédant comme pour une mortaise, tarabiscot le cas échéant.
Suiffer la pointe du bédane dans une boite à graisse fait gagner beaucoup de temps et d'énergie, et correspond aux pratiques historiques. Je n'ai jamais constaté de traces fâcheuses.
On peut aussi envisager un trusquin à lame dentée façon sciotte pour créer deux trait de scie parallèles à la bonne profondeur...
Tu auras probablement d'autres propositions, et c'est là tout le charme de l'air du bois.
Beau projet, bon copeaux.
Jean